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Jeu de données flashcards généré à partir du manuel Manuel - HLP - Cours (hors matrice et progression). Le JSON ci-dessous est alimenté au fur et à mesure pour ne rien perdre en cas d'interruption.

Structure : un objet racine avec meta (infos + catégories + types de cartes) et cards (tableau plat). Chaque carte = id unique, categorie, theme, domaine, type, recto (question), verso (réponse), tags.

Catégories : cours · concept · couple · texte · sequence · capsule.

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Données JSON

{
  "meta": {
    "titre": "Flashcards — Manuel HLP (Humanités, Littérature et Philosophie)",
    "source": "Manuel - HLP - Cours",
    "version": "1.0",
    "niveau": "Première et Terminale — spécialité HLP",
    "langue": "fr",
    "categories": {
      "cours": "Les 12 entrées thématiques du programme (BO)",
      "concept": "Les 15 concepts isolés (lexique opératoire)",
      "couple": "Les 10 couples opératoires",
      "texte": "Les 24 textes-piliers (philosophiques et littéraires)",
      "sequence": "Les 12 séquences chronologiques de l'année",
      "capsule": "Capsules d'arguments (auteur, source précise, démonstration)"
    },
    "types_de_cartes": ["definition", "probleme", "jalon", "articulation", "controverse", "prolongement", "distinction", "usage", "piege", "these", "citation", "sujet", "argument"],
    "schema_carte": {
      "id": "identifiant unique stable",
      "categorie": "cours | concept | couple | texte | sequence | capsule",
      "theme": "entrée / concept / couple / texte / séquence concerné",
      "domaine": "semestre / regroupement thématique",
      "type": "type de carte",
      "recto": "question / amorce",
      "verso": "réponse / contenu à mémoriser",
      "tags": ["mots-clés"]
    }
  },
  "cards": [
    {
      "id": "cours-art-parole-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'art de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "probleme",
      "recto": "L'art de la parole : quel est le problème central ?",
      "verso": "Parler n'est pas seulement informer, c'est composer, ordonner, viser un auditoire (la rhétorique). Or un discours peut être bien construit et faux : la rhétorique est-elle un outil noble au service de la pensée et de la cité, ou un art trompeur indifférent à la vérité ?",
      "tags": ["rhétorique", "vérité", "persuasion"]
    },
    {
      "id": "cours-art-parole-dist",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'art de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "distinction",
      "recto": "L'art de la parole : les trois fonctions et les trois genres classiques",
      "verso": "Trois fonctions du discours : instruire, plaire, émouvoir (docere, delectare, movere). Trois genres rhétoriques hérités d'Aristote : judiciaire, délibératif, épidictique.",
      "tags": ["rhétorique", "Aristote", "genres"]
    },
    {
      "id": "cours-art-parole-jalon",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'art de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "jalon",
      "recto": "L'art de la parole : jalons historiques",
      "verso": "Sophistes (Gorgias, Protagoras, Vᵉ s. av. J.-C.) ; codification par Aristote (Rhétorique : ethos/pathos/logos) ; tradition latine (Cicéron, Quintilien : l'orateur comme vir bonus dicendi peritus) ; apogée classique au XVIIᵉ (Bossuet, La Fontaine) ; soupçon (Pascal, Lumières) ; renaissance avec la nouvelle rhétorique de Perelman (1958).",
      "tags": ["histoire", "Aristote", "Perelman"]
    },
    {
      "id": "cours-art-parole-articulation",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'art de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "articulation",
      "recto": "L'art de la parole : articulation philo ↔ littérature",
      "verso": "La philosophie pense la norme du bien-parler, la littérature en éprouve les pouvoirs. Aristote théorise les trois preuves (ethos, pathos, logos) ; La Fontaine met en scène un ethos truqué et un pathos manipulé (Les Animaux malades de la peste : l'âne, le plus faible, condamné ; le lion, le plus puissant, absous).",
      "tags": ["La Fontaine", "Aristote", "preuves"]
    },
    {
      "id": "cours-art-parole-controverse",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'art de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "controverse",
      "recto": "L'art de la parole : controverses majeures",
      "verso": "• Rhétorique vs dialectique (Platon contre Aristote). • Convaincre vs persuader (Pascal) : la persuasion par les affects est-elle légitime ou corruptrice ? • Forme et vérité : la beauté d'un discours est-elle indifférente au vrai ? • Rhétorique et démocratie : condition de la délibération (Aristote, Arendt) ou menace pour la cité (Platon, Rousseau) ?",
      "tags": ["controverse", "Platon", "démocratie"]
    },
    {
      "id": "cours-art-parole-sujet",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'art de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "sujet",
      "recto": "L'art de la parole : sujets-types",
      "verso": "• L'art de bien parler s'oppose-t-il à la recherche du vrai ? • Peut-on convaincre sans séduire ? • La rhétorique est-elle l'ennemie de la démocratie ou sa condition ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "cours-autorite-parole-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'autorité de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "probleme",
      "recto": "L'autorité de la parole : quel est le problème central ?",
      "verso": "Les mots ne pèsent pas le même poids selon qui les prononce. D'où vient le droit de dire des choses qui obligent ? L'autorité fait recevoir une parole avant même qu'elle soit prouvée — mais elle repose sur une reconnaissance partagée, donc fragile.",
      "tags": ["autorité", "reconnaissance", "croyance"]
    },
    {
      "id": "cours-autorite-parole-def",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'autorité de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "definition",
      "recto": "L'autorité (auctoritas) : définition",
      "verso": "De augere, « faire croître » ; l'auctor fait advenir. L'autorité d'une parole est ce qui lui permet de produire une conséquence (obéissance, croyance) sans avoir à argumenter. Distincte de la force (qui contraint) et du pouvoir (qui gouverne par la loi) : elle est consentie.",
      "tags": ["autorité", "force", "pouvoir"]
    },
    {
      "id": "cours-autorite-parole-these-pascal",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'autorité de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "these",
      "recto": "Thèse — Pascal : les trois ordres",
      "verso": "Trois ordres incommensurables : les corps (force, richesse), les esprits (science, démonstration), la charité (amour). Chaque autorité a raison dans son ordre ; le scandale survient quand un ordre prétend régner sur les autres. Critère critique : de quel ordre est cette parole, n'usurpe-t-elle pas un autre ordre ?",
      "tags": ["Pascal", "trois ordres", "autorité"]
    },
    {
      "id": "cours-autorite-parole-these-laboetie",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'autorité de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "these",
      "recto": "Thèse — La Boétie : la servitude volontaire",
      "verso": "Le tyran seul n'a de puissance que celle qu'on lui prête : sa force est celle de ses sujets. La servitude n'est pas seulement imposée d'en haut, elle est consentie d'en bas. Ressorts : l'habitude, le divertissement, la corruption en cascade.",
      "tags": ["La Boétie", "servitude volontaire", "tyran"]
    },
    {
      "id": "cours-autorite-parole-dist",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'autorité de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "distinction",
      "recto": "Distinction : faire autorité / convaincre / persuader",
      "verso": "Convaincre = l'auditoire examine les raisons ; persuader = on le travaille par les affects ; faire autorité = ni examen ni travail, seulement reconnaissance (le juge, le médecin, le parent). La modernité (Arendt) se caractérise par une crise de l'autorité.",
      "tags": ["autorité", "Arendt", "convaincre", "persuader"]
    },
    {
      "id": "cours-autorite-parole-sujet",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'autorité de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "sujet",
      "recto": "L'autorité de la parole : sujets-types",
      "verso": "• L'autorité d'une parole doit-elle quelque chose à la vérité ? • Toute autorité est-elle construite ? • Une crise de l'autorité est-elle un progrès de la liberté ou un risque pour la cité ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "cours-seductions-parole-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les séductions de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "probleme",
      "recto": "Les séductions de la parole : quel est le problème central ?",
      "verso": "Se-ducere : « mener à part », détourner. La séduction agit sur un désir antérieur au jugement : ni sur l'intelligence (convaincre) ni sur les passions raisonnées (persuader). Est-elle une forme légitime (Socrate séduit pour conduire au vrai) ou la corruption fondamentale de la parole (sophiste, courtisan, libertin) ?",
      "tags": ["séduction", "désir", "diversion"]
    },
    {
      "id": "cours-seductions-parole-dist",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les séductions de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "distinction",
      "recto": "Les séductions de la parole : les trois scènes",
      "verso": "Séduction rhétorico-politique (Gorgias), séduction érotique (le libertin), séduction esthétique (le poète, l'orateur sacré).",
      "tags": ["séduction", "typologie"]
    },
    {
      "id": "cours-seductions-parole-jalon",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les séductions de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "jalon",
      "recto": "Les séductions de la parole : jalons historiques",
      "verso": "Gorgias : le discours comme pharmakon qui charme l'âme (Éloge d'Hélène) ; Platon : la rhétorique sophistique = flatterie (kolakeia) ; fin'amor courtoise ; libertinage (Molière, Dom Juan, 1665 ; Laclos, Les Liaisons dangereuses, 1782) ; Kierkegaard (Le Journal du séducteur) ; Barthes, Baudrillard (De la séduction, 1979).",
      "tags": ["histoire", "Gorgias", "libertinage"]
    },
    {
      "id": "cours-seductions-parole-articulation",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les séductions de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "articulation",
      "recto": "Les séductions de la parole : articulation philo ↔ littérature",
      "verso": "Platon disqualifie la séduction comme art mensonger ; Molière met en scène le séducteur lucide (Dom Juan) qui théorise sa propre pratique. La littérature montre que la séduction n'est pas une simple erreur mais une position philosophique assumable. Dom Juan n'est vaincu que par la statue du Commandeur — une intervention surnaturelle.",
      "tags": ["Molière", "Platon", "Dom Juan"]
    },
    {
      "id": "cours-seductions-parole-controverse",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les séductions de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "controverse",
      "recto": "Les séductions de la parole : controverses majeures",
      "verso": "• Séduction et vérité : contraire au vrai (Platon) ou le vrai doit-il séduire pour être reçu ? • Séduction et liberté : respecte-t-elle l'autonomie de l'auditeur ou la confisque-t-elle (manipulation) ? • Séduction et inégalité : suppose-t-elle un déséquilibre de pouvoir ? • Réhabilitation de Baudrillard : la séduction comme dignité du paraître.",
      "tags": ["controverse", "Baudrillard", "manipulation"]
    },
    {
      "id": "cours-seductions-parole-prolongement",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les séductions de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Les séductions de la parole : prolongements contemporains",
      "verso": "Économie de l'attention (Yves Citton) ; nudge et architectures de choix (Thaler & Sunstein) ; storytelling politique (Christian Salmon) ; critique féministe de la figure du séducteur (Don Juan, Casanova).",
      "tags": ["contemporain", "attention", "storytelling"]
    },
    {
      "id": "cours-seductions-parole-sujet",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les séductions de la parole",
      "domaine": "Première — S1 : Les pouvoirs de la parole",
      "type": "sujet",
      "recto": "Les séductions de la parole : sujets-types",
      "verso": "• Peut-on séduire sans tromper ? • La parole qui plaît est-elle l'ennemie de la parole qui dit vrai ? • Faut-il se méfier de la beauté du langage ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "cours-decouverte-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Découverte du monde et pluralité des cultures",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "probleme",
      "recto": "Découverte du monde et pluralité des cultures : quel est le problème central ?",
      "verso": "La découverte de l'Amérique (1492) confronte l'Europe à une altérité radicale : comment juger ce qui ne suit pas nos normes ? Entre l'ethnocentrisme (notre culture comme mesure) et le relativisme (toutes les cultures se valent), l'humanisme cherche une troisième voie : reconnaître la dignité des autres sans renoncer à toute évaluation.",
      "tags": ["altérité", "barbarie", "universel"]
    },
    {
      "id": "cours-decouverte-dist",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Découverte du monde et pluralité des cultures",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "distinction",
      "recto": "Distinction : ethnocentrisme / relativisme / troisième voie humaniste",
      "verso": "Ethnocentrisme : prendre sa propre culture pour mesure de toutes choses (les autres sont « barbares »). Relativisme : toutes les cultures se valent, aucune ne peut juger les autres. Troisième voie : reconnaître la pluralité sans abdiquer tout jugement (droits humains, universel dialogique).",
      "tags": ["ethnocentrisme", "relativisme"]
    },
    {
      "id": "cours-decouverte-jalon",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Découverte du monde et pluralité des cultures",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "jalon",
      "recto": "Découverte du monde : jalons historiques",
      "verso": "1492 découverte de l'Amérique ; 1550-1551 controverse de Valladolid (Las Casas contre Sepúlveda) ; 1580 Montaigne « Des cannibales » ; 1721 Montesquieu (Lettres persanes) ; 1755 Rousseau ; 1759 Voltaire (Candide) ; 1772 Diderot (Supplément au Voyage de Bougainville) ; 1952 Lévi-Strauss (Race et histoire : « le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie »).",
      "tags": ["histoire", "Valladolid", "Lévi-Strauss"]
    },
    {
      "id": "cours-decouverte-articulation",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Découverte du monde et pluralité des cultures",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "articulation",
      "recto": "Découverte du monde : articulation philo ↔ littérature",
      "verso": "Montaigne forge le geste sceptique du renversement (les vrais barbares, c'est peut-être nous) ; Voltaire (Candide) déploie un dispositif comparatif à grande échelle (Westphalie, Lisbonne, Eldorado, Surinam) pour faire ressortir l'arbitraire de chaque culture. Montaigne donne le principe, Voltaire la méthode : mettre en relation pour faire voir.",
      "tags": ["Montaigne", "Voltaire", "Candide"]
    },
    {
      "id": "cours-decouverte-controverse",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Découverte du monde et pluralité des cultures",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "controverse",
      "recto": "Découverte du monde : controverses majeures",
      "verso": "• Universalisme contre relativisme (des valeurs pour toute culture, ou toute morale est-elle culturelle ?). • Possibilité de la traduction (comprendre une culture de l'extérieur ? Spivak). • Barbarie comme catégorie (juger l'excision, les sacrifices, ou impérialisme moral ?). • Droit d'intervention et souveraineté culturelle.",
      "tags": ["controverse", "universalisme", "postcolonial"]
    },
    {
      "id": "cours-decouverte-sujet",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Découverte du monde et pluralité des cultures",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "sujet",
      "recto": "Découverte du monde : sujets-types",
      "verso": "• Peut-on juger une autre culture ? • La diversité des cultures interdit-elle de parler d'une nature humaine ? • Le regard de l'étranger nous apprend-il quelque chose sur nous-mêmes ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "cours-decrire-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Décrire, figurer, imaginer",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "probleme",
      "recto": "Décrire, figurer, imaginer : quel est le problème central ?",
      "verso": "Représenter le monde n'est jamais le copier passivement : c'est le configurer dans un medium. Problème de l'écart entre la représentation et son objet : toute description est-elle déjà interprétation ? L'imagination est-elle l'écart maximal au monde ou un accès privilégié ? En jeu : l'idéal moderne d'une description objective.",
      "tags": ["représentation", "imagination", "science"]
    },
    {
      "id": "cours-decrire-dist",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Décrire, figurer, imaginer",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "distinction",
      "recto": "Distinction : décrire / figurer / imaginer",
      "verso": "Décrire : viser l'adéquation à l'objet, prendre acte de ce qui est. Figurer : donner forme sensible, organiser le visible (mimêsis, art figuratif). Imaginer : produire ce qui n'est pas (fiction, utopie, voyage extraordinaire).",
      "tags": ["décrire", "figurer", "imaginer"]
    },
    {
      "id": "cours-decrire-jalon",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Décrire, figurer, imaginer",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "jalon",
      "recto": "Décrire, figurer, imaginer : jalons historiques",
      "verso": "Aristote (Poétique : la mimêsis) ; Lucrèce (décrire pour libérer) ; perspective de la Renaissance (Alberti, 1435) ; Bacon (Novum Organum, 1620 : l'observation contre l'autorité) ; Cyrano (États et empires de la Lune, 1657) ; Diderot (Lettre sur les aveugles, 1749 ; Salons) ; Wittgenstein (Tractatus, 1921 : les limites du dicible).",
      "tags": ["histoire", "mimêsis", "Wittgenstein"]
    },
    {
      "id": "cours-decrire-articulation",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Décrire, figurer, imaginer",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "articulation",
      "recto": "Décrire, figurer, imaginer : articulation philo ↔ littérature",
      "verso": "Diderot (Lettre sur les aveugles) soumet la description à une expérience de pensée contrefactuelle (et si nous étions aveugles ?), montrant la relativité sensorielle de toute description ; Cyrano construit une fiction utopique (et si nous étions sélenites ?). Deux stratégies de défamiliarisation, l'une argumentative, l'autre narrative.",
      "tags": ["Diderot", "Cyrano", "défamiliarisation"]
    },
    {
      "id": "cours-decrire-controverse",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Décrire, figurer, imaginer",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "controverse",
      "recto": "Décrire, figurer, imaginer : controverses majeures",
      "verso": "• Représentation et réalité : la mimêsis est-elle adhérence (Aristote) ou éloignement (Platon) du réel ? • Description neutre possible ou toujours chargée de catégories (Foucault) ? • Imagination : liberté ou égarement (Pascal, « maîtresse d'erreur », contre Bachelard) ? • Limites du dicible (Wittgenstein, art moderne).",
      "tags": ["controverse", "mimêsis", "imagination"]
    },
    {
      "id": "cours-decrire-sujet",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Décrire, figurer, imaginer",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "sujet",
      "recto": "Décrire, figurer, imaginer : sujets-types",
      "verso": "• Décrire, est-ce déjà interpréter ? • L'imagination nous éloigne-t-elle du réel ou nous y donne-t-elle accès ? • Peut-on tout représenter ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "cours-homme-animal-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'homme et l'animal",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "probleme",
      "recto": "L'homme et l'animal : quel est le problème central ?",
      "verso": "Qu'est-ce qui distingue l'humain de l'animal ? C'est en répondant négativement (par exclusion de l'animal) que la tradition a construit le concept d'« homme ». La différence est-elle de nature (espèces ontologiquement distinctes) ou de degré (capacités plus élevées) ? Cela engage la métaphysique, l'éthique et la politique.",
      "tags": ["animal", "propre de l'homme", "nature/degré"]
    },
    {
      "id": "cours-homme-animal-dist",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'homme et l'animal",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "distinction",
      "recto": "L'homme et l'animal : les candidats au « propre de l'homme »",
      "verso": "Raison et langage (Aristote), technique (Bergson), conscience de soi (Descartes), culture (Lévi-Strauss), rire (Rabelais), mensonge, mort assumée. Chaque critère a été contesté par l'éthologie contemporaine, ce qui déplace le problème sans le résoudre.",
      "tags": ["propre de l'homme", "langage", "raison"]
    },
    {
      "id": "cours-homme-animal-jalon",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'homme et l'animal",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "jalon",
      "recto": "L'homme et l'animal : jalons historiques",
      "verso": "Aristote (zôon politikon / logon ekhon) ; Montaigne (Apologie de Raymond Sebond : critique de la présomption humaine) ; Descartes (1637 : animaux-machines) ; La Fontaine (1679 : réfutation) ; Buffon ; Darwin (1859 : continuité évolutive) ; Heidegger (1929 : l'animal « pauvre en monde ») ; Singer (1975 : antispécisme) ; Derrida (2006 : L'Animal que donc je suis).",
      "tags": ["histoire", "Darwin", "Descartes"]
    },
    {
      "id": "cours-homme-animal-articulation",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'homme et l'animal",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "articulation",
      "recto": "L'homme et l'animal : articulation philo ↔ littérature",
      "verso": "Descartes érige la frontière ontologique (animal-machine / humain-pensant) en raisonnant a priori ; La Fontaine (Discours à Madame de la Sablière) collecte les contre-exemples (le cerf qui ruse, les perdrix qui feignent l'aile cassée) en raisonnant a posteriori. La fable joue le rôle d'une proto-éthologie qui rend intenable la réduction cartésienne.",
      "tags": ["Descartes", "La Fontaine", "éthologie"]
    },
    {
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      "categorie": "cours",
      "theme": "L'homme et l'animal",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "controverse",
      "recto": "L'homme et l'animal : controverses majeures",
      "verso": "• Animal-machine vs animal sentant (l'animal souffre-t-il ?). • Différence de nature vs de degré (saut ontologique ou dégradé évolutif ?). • Statut du « propre de l'homme » (tous les critères documentés chez l'animal : faut-il abandonner le projet ?). • Éthique animale : la sentience ou l'espèce fonde-t-elle le statut moral (Singer, Regan) ?",
      "tags": ["controverse", "antispécisme", "sentience"]
    },
    {
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      "categorie": "cours",
      "theme": "L'homme et l'animal",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "prolongement",
      "recto": "L'homme et l'animal : prolongements contemporains",
      "verso": "Éthologie cognitive (Frans de Waal : théorie de l'esprit chez les chimpanzés, corbeaux qui planifient) ; antispécisme (Singer, Regan, Caron) ; reconnaissance du caractère « sensible » des animaux dans le Code civil français (2015) ; post-humanisme et IA (le langage reste-t-il preuve d'âme ?).",
      "tags": ["contemporain", "éthologie", "droit animal"]
    },
    {
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      "categorie": "cours",
      "theme": "L'homme et l'animal",
      "domaine": "Première — S2 : Les représentations du monde",
      "type": "sujet",
      "recto": "L'homme et l'animal : sujets-types",
      "verso": "• Y a-t-il un propre de l'homme ? • Sommes-nous des animaux comme les autres ? • Avons-nous des devoirs envers les animaux ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "cours-education-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Éducation, transmission, émancipation",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "probleme",
      "recto": "Éducation, transmission, émancipation : quel est le problème central ?",
      "verso": "Éduquer, est-ce transmettre un héritage ou émanciper en apprenant à penser par soi-même ? Trop de transmission produit un formatage, trop d'émancipation un abandon. Paradoxe kantien : comment cultiver la liberté par la contrainte ? Il faut penser une autorité émancipatrice.",
      "tags": ["éducation", "émancipation", "Kant"]
    },
    {
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      "categorie": "cours",
      "theme": "Éducation, transmission, émancipation",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "jalon",
      "recto": "Éducation, transmission, émancipation : jalons historiques",
      "verso": "Socrate (maïeutique, Ménon) ; Quintilien (Institution oratoire) ; Augustin (De magistro) ; Rousseau (Émile, 1762 : éducation négative) ; Kant (Traité de pédagogie, 1798) ; Dewey (1916 : apprendre en faisant) ; Bourdieu-Passeron (Les Héritiers, 1964 : reproduction) ; Freire (1968 : conscientiser) ; Rancière (Le Maître ignorant, 1987 : égalité des intelligences).",
      "tags": ["histoire", "Rousseau", "Rancière"]
    },
    {
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      "categorie": "cours",
      "theme": "Éducation, transmission, émancipation",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "articulation",
      "recto": "Éducation : articulation philo ↔ littérature",
      "verso": "Rousseau offre les deux versants : il théorise dans Émile le projet d'une éducation négative (laisser l'enfant en contact avec la nature, faire venir la leçon du réel) et l'incarne dans les Confessions, où le sujet adulte se forme rétrospectivement en se racontant : l'écriture devient dispositif d'auto-formation. La même main produit doctrine et application.",
      "tags": ["Rousseau", "Émile", "Confessions"]
    },
    {
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      "categorie": "cours",
      "theme": "Éducation, transmission, émancipation",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "controverse",
      "recto": "Éducation : controverses majeures",
      "verso": "• Transmission contre émancipation (transmettre un héritage commun, Arendt, ou apprendre à le critiquer, Freire, Rancière ?). • Reproduction sociale (l'école corrige ou aggrave les inégalités, Bourdieu ?). • Méritocratie (promesse réalisable ou idéologie, Sandel ?). • Autorité du maître (maître qui sait vs maître qui suppose l'égalité).",
      "tags": ["controverse", "Bourdieu", "Arendt"]
    },
    {
      "id": "cours-education-sujet",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Éducation, transmission, émancipation",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "sujet",
      "recto": "Éducation : sujets-types",
      "verso": "• Peut-on éduquer à la liberté ? • Éduquer, est-ce transmettre ou émanciper ? • L'école a-t-elle pour fonction de reproduire la société ou de la transformer ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "cours-sensibilite-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les expressions de la sensibilité",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "probleme",
      "recto": "Les expressions de la sensibilité : quel est le problème central ?",
      "verso": "La sensibilité est la capacité d'être affecté par le monde et de l'exprimer : à la fois passivité (recevoir impressions et affects) et activité (les transformer en formes). La philosophie classique l'a souvent dévalorisée comme source d'erreur ; empirisme, romantisme et phénoménologie la réhabilitent comme accès premier au monde.",
      "tags": ["sensibilité", "perception", "affect"]
    },
    {
      "id": "cours-sensibilite-jalon",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les expressions de la sensibilité",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "jalon",
      "recto": "Les expressions de la sensibilité : jalons historiques",
      "verso": "Aristote (le pathos légitime) ; Locke (1689 : empirisme) ; Hume (1739 : « la raison est l'esclave des passions ») ; Rousseau (La Nouvelle Héloïse, 1761 : roman sensible) ; Kant (1790 : la faculté de juger) ; romantisme (Hugo, Lamartine) ; Baudelaire (1857 : correspondances) ; Merleau-Ponty (1945 : corps propre) ; Damasio (1994 : L'Erreur de Descartes).",
      "tags": ["histoire", "Hume", "Baudelaire"]
    },
    {
      "id": "cours-sensibilite-articulation",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les expressions de la sensibilité",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "articulation",
      "recto": "Sensibilité : articulation philo ↔ littérature",
      "verso": "Merleau-Ponty analyse le corps propre comme structure pré-réflexive d'accès au monde, antérieure à toute opération intellectuelle ; Baudelaire crée poétiquement (les correspondances) un dispositif qui rend sensible et communicable cette épaisseur perceptive. La philosophie démontre la synesthésie de la perception, le poème la fait éprouver.",
      "tags": ["Merleau-Ponty", "Baudelaire", "correspondances"]
    },
    {
      "id": "cours-sensibilite-controverse",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les expressions de la sensibilité",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "controverse",
      "recto": "Sensibilité : controverses majeures",
      "verso": "• Émotions universelles (Ekman) ou culturelles (Lutz, Rosaldo) ? • Raison contre sensibilité, ou raison comme sensibilité (Damasio : sans émotion, pas de décision rationnelle) ? • L'expression esthétique : forme (Hanslick) ou émotion (Tolstoï, Collingwood) ? • La sensibilité peut-elle fonder une politique (Rousseau) ou est-elle dangereuse (Kant) ?",
      "tags": ["controverse", "émotions", "Damasio"]
    },
    {
      "id": "cours-sensibilite-prolongement",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les expressions de la sensibilité",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Sensibilité : prolongements contemporains",
      "verso": "Neurosciences affectives (Damasio, LeDoux) ; éthique du care (Gilligan, Tronto : la sensibilité relationnelle comme fondement moral) ; écologie sensible (Morizot, Manières d'être vivant) ; intelligence émotionnelle (Goleman).",
      "tags": ["contemporain", "care", "écologie"]
    },
    {
      "id": "cours-sensibilite-sujet",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les expressions de la sensibilité",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "sujet",
      "recto": "Sensibilité : sujets-types",
      "verso": "• Nos émotions nous trompent-elles ? • La sensibilité est-elle un obstacle ou une voie d'accès à la vérité ? • L'art exprime-t-il des émotions ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "cours-moi-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les métamorphoses du moi",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "probleme",
      "recto": "Les métamorphoses du moi : quel est le problème central ?",
      "verso": "Le moi est-il une substance permanente ou un flux changeant ? Question de l'identité personnelle (Héraclite contre Parménide), ravivée aux XIXᵉ-XXᵉ siècles : moi divisé (Freud), pluriel (« Je est un autre »), construit narrativement (Ricœur). Question pratique : quand je change, suis-je encore moi ?",
      "tags": ["identité", "moi", "permanence"]
    },
    {
      "id": "cours-moi-dist",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les métamorphoses du moi",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "distinction",
      "recto": "Les métamorphoses du moi : les quatre conceptions de l'identité",
      "verso": "Identité substantielle (Aristote, Descartes : le moi perdure comme chose) ; identité par mémoire (Locke : le moi est ce qui se souvient de lui-même) ; identité comme illusion utile (Hume : faisceau de perceptions) ; identité narrative (Ricœur : l'unité construite en racontant sa vie).",
      "tags": ["identité", "Locke", "Hume", "Ricœur"]
    },
    {
      "id": "cours-moi-articulation",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les métamorphoses du moi",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "articulation",
      "recto": "Les métamorphoses du moi : articulation philo ↔ littérature",
      "verso": "Hume démontre (Traité, 1739) que l'introspection ne livre jamais un moi-substance, seulement des perceptions en mouvement ; Rimbaud, à seize ans (Lettre à Demeny, 1871), énonce poétiquement la même intuition : « Je est un autre », en cassant la grammaire (le Je sujet devient objet). La philosophie démontre, la poésie énonce.",
      "tags": ["Hume", "Rimbaud", "Je est un autre"]
    },
    {
      "id": "cours-moi-controverse",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Les métamorphoses du moi",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "controverse",
      "recto": "Les métamorphoses du moi : controverses majeures",
      "verso": "• Permanence ou flux (la question Parménide-Héraclite). • Mémoire et identité (que devient l'identité quand la mémoire s'effondre, Alzheimer ? débat Locke-Hume). • Identités multiples (personnalités multiples, avatars, transitions). • Identité narrative : raconter sa vie l'unifie-t-il (Ricœur) ou est-ce une fiction qui masque la discontinuité ?",
      "tags": ["controverse", "mémoire", "récit"]
    },
    {
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      "categorie": "cours",
      "theme": "Les métamorphoses du moi",
      "domaine": "Terminale — S3 : La recherche de soi",
      "type": "sujet",
      "recto": "Les métamorphoses du moi : sujets-types",
      "verso": "• Suis-je ce que mon passé a fait de moi ? • Le moi est-il une illusion ? • Se connaître soi-même, est-ce possible ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "cours-creation-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Création, continuités et ruptures",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "probleme",
      "recto": "Création, continuités et ruptures : quel est le problème central ?",
      "verso": "Créer, est-ce imiter une tradition ou rompre avec elle ? Toute création s'inscrit dans une histoire (continuité) tout en y introduisant du nouveau (rupture). Le modèle de la pure rupture est intenable : une création absolument neuve serait inintelligible. La question : comment s'inscrire dans une tradition pour mieux la déplacer ?",
      "tags": ["création", "tradition", "rupture"]
    },
    {
      "id": "cours-creation-jalon",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Création, continuités et ruptures",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "jalon",
      "recto": "Création, continuités et ruptures : jalons historiques",
      "verso": "Aristote (mimêsis) ; Vasari (1550 : l'artiste-créateur) ; Kant (1790 : le génie donne sa règle à l'art) ; Mary Shelley (Frankenstein, 1818 : éthique du créateur) ; Bergson (L'Évolution créatrice, 1907 : élan vital) ; Tzara (Manifeste Dada, 1916 : la rupture comme principe) ; avant-gardes du XXᵉ ; IA générative (2010s).",
      "tags": ["histoire", "Bergson", "avant-gardes"]
    },
    {
      "id": "cours-creation-articulation",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Création, continuités et ruptures",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "articulation",
      "recto": "Création : articulation philo ↔ littérature",
      "verso": "Bergson (L'Évolution créatrice, 1907) théorise la création comme élan vital qui invente des formes imprévisibles sans modèle ; Mary Shelley (Frankenstein, 1818) met en récit la figure du créateur démiurgique et les conséquences éthiques de son acte. Bergson donne la métaphysique de la création, Shelley en explore l'éthique — anticipant la bioéthique d'un siècle.",
      "tags": ["Bergson", "Shelley", "Frankenstein"]
    },
    {
      "id": "cours-creation-controverse",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Création, continuités et ruptures",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "controverse",
      "recto": "Création : controverses majeures",
      "verso": "• Création contre découverte (le mathématicien crée-t-il ou découvre-t-il ? Platon, Tegmark). • Originalité absolue ou recombinaison (Hofstadter) ? • Auteur unique ou collectivité créatrice (open-source, IA) ? • Éthique de la création (que devons-nous aux créatures que nous créons : animaux modifiés, IA, embryons ?).",
      "tags": ["controverse", "originalité", "éthique"]
    },
    {
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      "categorie": "cours",
      "theme": "Création, continuités et ruptures",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Création : prolongements contemporains",
      "verso": "IA générative (DALL·E, Midjourney, ChatGPT : la machine crée ou recombine ? qui détient les droits ?) ; bioéthique (CRISPR, clonage, chimères — Frankenstein devient documentation) ; création collective (Wikipédia, logiciel libre, fanfictions) ; Anthropocène (l'humain crée involontairement l'environnement planétaire).",
      "tags": ["contemporain", "IA", "bioéthique"]
    },
    {
      "id": "cours-creation-sujet",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Création, continuités et ruptures",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "sujet",
      "recto": "Création : sujets-types",
      "verso": "• Créer, est-ce rompre avec le passé ? • Toute création est-elle une imitation ? • L'artiste est-il responsable de son œuvre ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "cours-histoire-violence-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Histoire et violence",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "probleme",
      "recto": "Histoire et violence : quel est le problème central ?",
      "verso": "L'histoire est-elle violence ? Le XXᵉ siècle (guerres mondiales, génocides, totalitarismes) impose la question : la violence est-elle un accident qui perturbe la marche de l'histoire, ou son moteur ? La philosophie classique (Hegel, Marx) la pensait comme moment dialectique ; la Shoah a rendu cet optimisme intenable (Benjamin : l'histoire comme « tas de décombres »).",
      "tags": ["histoire", "violence", "sens"]
    },
    {
      "id": "cours-histoire-violence-jalon",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Histoire et violence",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "jalon",
      "recto": "Histoire et violence : jalons historiques",
      "verso": "Thucydide (Guerre du Péloponnèse) ; Augustin (Cité de Dieu : Caïn fonde la cité) ; Hobbes (1651 : guerre de tous contre tous) ; Hegel (1807 : ruse de la raison) ; Marx (1867 : la violence « accoucheuse » de l'histoire) ; Sorel (1908) ; Benjamin (1940 : Sur le concept d'histoire) ; Primo Levi (1947 : Si c'est un homme) ; Arendt (1951 : Les Origines du totalitarisme).",
      "tags": ["histoire", "Benjamin", "Arendt"]
    },
    {
      "id": "cours-histoire-violence-articulation",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Histoire et violence",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "articulation",
      "recto": "Histoire et violence : articulation philo ↔ littérature",
      "verso": "Benjamin (Thèses sur le concept d'histoire, 1940) forge l'image de l'Ange de l'histoire, emporté à reculons par la tempête du progrès, ne voyant du passé qu'un « tas de décombres » ; Primo Levi (Si c'est un homme, 1947) lui donne son contenu empirique : Auschwitz vécu de l'intérieur. Benjamin théorise par anticipation ce que Levi vivra — un diptyque sur l'histoire-catastrophe.",
      "tags": ["Benjamin", "Primo Levi", "Auschwitz"]
    },
    {
      "id": "cours-histoire-violence-controverse",
      "categorie": "cours",
      "theme": "Histoire et violence",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "controverse",
      "recto": "Histoire et violence : controverses majeures",
      "verso": "• Sens ou absurdité (l'histoire a-t-elle une direction, Hegel/Marx/Fukuyama, ou est-elle contingente, Popper/Aron ?). • Témoignage et indicible (peut-on dire la violence extrême ? Adorno, Agamben). • Devoir de mémoire (toujours se souvenir, ou la fixation empêche-t-elle la vie présente ? Nietzsche). • Mémoires concurrentes (esclavage, colonisation, Shoah).",
      "tags": ["controverse", "témoignage", "mémoire"]
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    {
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      "categorie": "cours",
      "theme": "Histoire et violence",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "sujet",
      "recto": "Histoire et violence : sujets-types",
      "verso": "• La violence est-elle le moteur de l'histoire ? • Peut-on tout dire de la violence ? • Avons-nous un devoir de mémoire ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "cours-limites-prob",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'humain et ses limites",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "probleme",
      "recto": "L'humain et ses limites : quel est le problème central ?",
      "verso": "Qu'est-ce qu'être humain quand les limites traditionnelles vacillent (technique, IA, édition du vivant, Anthropocène) ? Toute société se fonde sur une définition de l'humain. Enjeu central : faut-il dépasser ces limites (transhumanisme) ou les cultiver comme conditions de sens (Arendt, Jonas) ?",
      "tags": ["humain", "limite", "transhumanisme"]
    },
    {
      "id": "cours-limites-dist",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'humain et ses limites",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "distinction",
      "recto": "L'humain et ses limites : les quatre sens de « limite »",
      "verso": "Limite comme finitude (mort, vulnérabilité, dépendance) ; limite comme norme (frontières éthiques et juridiques du permis) ; limite comme condition (Arendt : ce qui fait que nous sommes humains) ; limite comme frontière (ce qui sépare l'humain de l'animal, de la machine, du divin).",
      "tags": ["finitude", "norme", "condition"]
    },
    {
      "id": "cours-limites-jalon",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'humain et ses limites",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "jalon",
      "recto": "L'humain et ses limites : jalons historiques",
      "verso": "Sophocle (Antigone : hubris et mesure) ; Pascal (1670 : disproportion de l'homme) ; Kant (1781 : limites de la connaissance) ; Kafka (La Métamorphose, 1915 : désubjectivation) ; Arendt (Condition de l'homme moderne, 1958) ; Anders (1956 : l'obsolescence de l'homme) ; Jonas (1979 : Le Principe responsabilité) ; transhumanisme (Kurzweil, Bostrom) ; Anthropocène (Latour, 2015).",
      "tags": ["histoire", "Arendt", "Jonas"]
    },
    {
      "id": "cours-limites-articulation",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'humain et ses limites",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "articulation",
      "recto": "L'humain et ses limites : articulation philo ↔ littérature",
      "verso": "Arendt (Condition de l'homme moderne, 1958) définit l'humain par trois activités — travail, œuvre, action — et déplore l'envahissement par le travail-consommation qui réduit l'homme à l'animal laborans ; Kafka (La Métamorphose, 1915) met en récit, avec un demi-siècle d'avance, Gregor Samsa qui perd toute action politique et tout statut, réduit à un corps encombrant. Kafka invente ce qu'Arendt théorisera.",
      "tags": ["Arendt", "Kafka", "animal laborans"]
    },
    {
      "id": "cours-limites-controverse",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'humain et ses limites",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "controverse",
      "recto": "L'humain et ses limites : controverses majeures",
      "verso": "• Nature humaine fixe ou plasticité (Pic de la Mirandole, transhumanisme) ? • Transhumanisme : amélioration ou trahison (Kurzweil contre Habermas, Sandel, Fukuyama) ? • Anthropocène et responsabilité envers le vivant non-humain. • IA et frontière mentale (le langage machine déplace-t-il la limite cartésienne ?).",
      "tags": ["controverse", "transhumanisme", "IA"]
    },
    {
      "id": "cours-limites-sujet",
      "categorie": "cours",
      "theme": "L'humain et ses limites",
      "domaine": "Terminale — S4 : L'Humanité en question",
      "type": "sujet",
      "recto": "L'humain et ses limites : sujets-types",
      "verso": "• L'homme doit-il dépasser ses limites ? • La technique change-t-elle la nature de l'homme ? • Y a-t-il des limites à ne pas franchir ?",
      "tags": ["sujets"]
    },
    {
      "id": "concept-logos-def",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Logos",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Logos : définition",
      "verso": "Du grec logos (de légein, dire, rassembler, mettre en rapport) : à la fois parole, discours, raison, rapport, principe rationnel. Le grec ne sépare pas le dire et le raisonner : un logos est ce qui est articulé et l'ordre rationnel de cette articulation.",
      "tags": ["logos", "raison", "langage"]
    },
    {
      "id": "concept-logos-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Logos",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Logos : usages philosophiques",
      "verso": "Héraclite : principe cosmique, loi du flux que la plupart ne saisissent pas. Aristote : l'humain est zôon logon ekhon, l'animal qui a le logos. Stoïciens : raison universelle ordonnant le cosmos (logos spermatikos). Jean : « au commencement était le Verbe » (Logos divin). Habermas : rationalité communicationnelle, dialogique et argumentative.",
      "tags": ["Héraclite", "Aristote", "Habermas"]
    },
    {
      "id": "concept-logos-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Logos",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Logos : pièges à éviter",
      "verso": "Ne pas réduire le logos à la raison cartésienne (raison-calcul) : il inclut le dire, le rapport, l'ordre du monde. Ne pas l'opposer trop vite au mythos (Platon use du mythe philosophique). Ne pas confondre logos grec et Verbe-Logos chrétien sans préciser le glissement.",
      "tags": ["mythos", "vigilance"]
    },
    {
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      "categorie": "concept",
      "theme": "Doxa",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Doxa : définition",
      "verso": "Du grec doxa : opinion, croyance, ce qui paraît. Savoir partagé, ce qui passe pour évident dans une communauté sans avoir été examiné, par contraste avec l'épistémè (science fondée). Ce n'est pas l'erreur individuelle : c'est ce qui se croit anonymement, ce qui se dit sans qu'on ait à le dire.",
      "tags": ["doxa", "opinion", "épistémè"]
    },
    {
      "id": "concept-doxa-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Doxa",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Doxa : usages philosophiques (Platon, Aristote, Bourdieu)",
      "verso": "Platon : la doxa (sensible, multiple) doit être dépassée vers l'épistémè (allégorie de la caverne). Aristote : la doxa (endoxa, opinions reçues) est le point de départ légitime de l'enquête dialectique. Bourdieu : la doxa est ce qui va de soi dans un champ social, l'impensé d'une époque.",
      "tags": ["Platon", "Aristote", "Bourdieu"]
    },
    {
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      "categorie": "concept",
      "theme": "Doxa",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Doxa : pièges à éviter",
      "verso": "Doxa n'est pas l'opinion personnelle (elle est partagée, anonyme). Doxa n'est pas l'erreur (elle peut être vraie ; ce qui la définit, c'est qu'elle n'est pas fondée). Distinguer doxa platonicienne (à dépasser) et aristotélicienne (à éprouver).",
      "tags": ["vigilance", "préjugé"]
    },
    {
      "id": "concept-eloquence-def",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Éloquence",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Éloquence : définition",
      "verso": "Art de bien dire, capacité à toucher, persuader, émouvoir par la parole (du latin eloqui). Trois dimensions cicéroniennes : docere (instruire), delectare (plaire), movere (émouvoir). Elle suppose un propos à porter et une forme qui le rende efficace.",
      "tags": ["éloquence", "rhétorique", "Cicéron"]
    },
    {
      "id": "concept-eloquence-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Éloquence",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Éloquence : usages philosophiques et littéraires",
      "verso": "Cicéron : l'orateur idéal est vir bonus dicendi peritus (homme de bien expert en parole). Quintilien : l'orateur, pédagogue et citoyen. Pascal : « la vraie éloquence se moque de l'éloquence ». Côté littéraire : éloquence sacrée (Bossuet), théâtre classique (Corneille), éloquence politique (Hugo, Jaurès, De Gaulle), judiciaire (Badinter).",
      "tags": ["Cicéron", "Pascal", "Bossuet"]
    },
    {
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      "categorie": "concept",
      "theme": "Éloquence",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Éloquence : pièges à éviter",
      "verso": "Ne pas opposer trop vite éloquence et vérité : la rhétorique cicéronienne suppose l'honnêteté (le vir bonus) ; c'est l'éloquence dévoyée (sophistique) qui inquiète Platon. Ne pas confondre éloquence et bavardage. Chez les Anciens, l'éloquence est une vertu civique, non un ornement.",
      "tags": ["vigilance", "vertu civique"]
    },
    {
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      "categorie": "concept",
      "theme": "Autorité",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Autorité : définition",
      "verso": "Du latin auctoritas (de augere, faire croître). Pouvoir reconnu de faire reconnaître : elle ne contraint pas, elle est obéie spontanément parce qu'on lui reconnaît une légitimité. À distinguer du pouvoir (qui contraint), de la violence (force pure) et de l'opinion (qui peine à se faire entendre).",
      "tags": ["autorité", "auctoritas", "légitimité"]
    },
    {
      "id": "concept-autorite-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Autorité",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Autorité : usages philosophiques (Arendt, Weber, Kojève)",
      "verso": "Arendt (Qu'est-ce que l'autorité ?) : ni persuasion (égaux argumentant) ni coercition ; la modernité a perdu l'autorité. Weber : trois dominations légitimes — traditionnelle, charismatique, légale-rationnelle. Kojève : autorité du Père, du Maître, du Juge, du Chef. Bourdieu : autorité symbolique, capital culturel.",
      "tags": ["Arendt", "Weber", "Kojève"]
    },
    {
      "id": "concept-autorite-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Autorité",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Autorité : pièges à éviter",
      "verso": "Autorité n'est pas autoritarisme (qui glisse vers la coercition). Ne pas confondre auctor (qui fonde, autorise) et imperator (qui commande par la force). L'autorité de l'expertise (médecin, scientifique) n'est pas politique. Penser aussi les autorités latérales (le pair, la communauté), pas seulement verticales.",
      "tags": ["vigilance", "autoritarisme"]
    },
    {
      "id": "concept-mimesis-def",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Mimêsis",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Mimêsis : définition",
      "verso": "Du grec mimêsis (de mimeisthai, imiter) : imitation, représentation, figuration. Processus par lequel un art figure quelque chose en l'imitant. Concept-clé de l'esthétique classique, recouvrant à la fois la copie (reproduction d'apparences) et la représentation (figuration d'actions, de caractères).",
      "tags": ["mimêsis", "imitation", "représentation"]
    },
    {
      "id": "concept-mimesis-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Mimêsis",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Mimêsis : usages philosophiques (Platon, Aristote, Girard)",
      "verso": "Platon : critique radicale, la poésie est éloignée du vrai de deux degrés et flatte les passions. Aristote : retournement, la mimêsis est le propre de l'homme et source de connaissance ; la tragédie opère la catharsis ; elle représente le vraisemblable. Auerbach : histoire de la représentation du réel. Girard : désir mimétique (on désire selon le désir de l'autre).",
      "tags": ["Platon", "Aristote", "Girard"]
    },
    {
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      "categorie": "concept",
      "theme": "Mimêsis",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Mimêsis : pièges à éviter",
      "verso": "Mimêsis n'est pas la copie servile : chez Aristote elle est productive et créatrice (le vraisemblable, le possible). Ne pas l'opposer trop vite à l'invention. Distinguer la critique platonicienne (elle nous éloigne du vrai) de la réhabilitation aristotélicienne (elle nous y conduit autrement).",
      "tags": ["vigilance", "création"]
    },
    {
      "id": "concept-imagination-def",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Imagination",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Imagination : définition",
      "verso": "Faculté de former, combiner et manipuler des images mentales en l'absence de leur objet réel (latin imaginatio, grec phantasia). Recouvre la mémoire-image, l'invention, le rêve, l'anticipation. À la frontière du sensible (elle travaille sur du sensible) et de l'intelligible (elle produit du nouveau).",
      "tags": ["imagination", "phantasia", "image"]
    },
    {
      "id": "concept-imagination-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Imagination",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Imagination : usages philosophiques",
      "verso": "Aristote : la phantasia, mouvement issu de la sensation, intermédiaire entre sentir et penser. Descartes : faculté du corps, trompeuse (la cire est saisie par l'entendement). Hume : association des idées (ressemblance, contiguïté, causalité). Kant : imagination productrice (créatrice) vs reproductrice. Bachelard : imagination matérielle. Sartre : imaginer, c'est néantiser le réel pour viser l'absent.",
      "tags": ["Kant", "Sartre", "Bachelard"]
    },
    {
      "id": "concept-imagination-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Imagination",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Imagination : pièges à éviter",
      "verso": "Ne pas opposer trop vite imagination et raison (chez Kant, elle les médiatise). Pas d'imagination ex nihilo : elle travaille toujours sur du sensible reçu. Distinguer imagination (productrice) et fantaisie (fancy : recombinaison mécanique, Coleridge). L'imagination n'est pas mensongère par essence : elle rend possible fiction, hypothèse scientifique, projet politique.",
      "tags": ["vigilance", "Coleridge"]
    },
    {
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      "categorie": "concept",
      "theme": "Altérité culturelle",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Altérité culturelle : définition",
      "verso": "Caractère de ce qui est autre dans la dimension culturelle : croyances, mœurs, langues, institutions, représentations du monde. Pose la question : peut-on comprendre une culture de l'extérieur ? La juger sans imposer ses normes ? Croise anthropologie, éthique et politique.",
      "tags": ["altérité", "culture", "ethnocentrisme"]
    },
    {
      "id": "concept-alterite-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Altérité culturelle",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Altérité culturelle : usages philosophiques",
      "verso": "Montaigne (Des cannibales) : « chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ». Lévi-Strauss (Race et histoire) : critique de l'ethnocentrisme, unité de l'esprit humain dans la diversité. Levinas : l'autre, dans son visage, résiste à toute totalisation. Todorov (La Conquête de l'Amérique). Said (Orientalism) : l'altérité comme construction de pouvoir.",
      "tags": ["Montaigne", "Lévi-Strauss", "Said"]
    },
    {
      "id": "concept-alterite-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Altérité culturelle",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Altérité culturelle : pièges à éviter",
      "verso": "Éviter à la fois l'universalisme qui efface les différences et le relativisme absolu qui interdit toute critique. Ne pas confondre altérité culturelle et différence ethnique/raciale. Ne pas réifier les cultures comme entités closes et homogènes. La question des universaux (droits humains, dignité) reste légitime.",
      "tags": ["vigilance", "relativisme"]
    },
    {
      "id": "concept-animalite-def",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Animalité",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Animalité : définition",
      "verso": "Concept à double face : (1) la part animale en l'humain (corps, sensibilité, instinct, mortalité) ; (2) la condition propre des animaux non humains. Articule biologie, anthropologie, éthique. Penser l'animalité, c'est interroger ce qui sépare — ou ne sépare pas — l'humain de l'animal.",
      "tags": ["animalité", "humain", "éthique"]
    },
    {
      "id": "concept-animalite-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Animalité",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Animalité : usages philosophiques",
      "verso": "Aristote : l'humain, animal doué du logos. Descartes : animaux-machines. La Fontaine : réfutation, les bêtes pensent. Rousseau : ce qui distingue l'humain, c'est la perfectibilité. Heidegger : la pierre sans monde, l'animal pauvre en monde, l'humain formateur de monde. Derrida (L'Animal que donc je suis) : il n'y a pas « l'animal ». Antispécisme (Singer, Regan).",
      "tags": ["Descartes", "Heidegger", "Derrida"]
    },
    {
      "id": "concept-animalite-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Animalité",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Animalité : pièges à éviter",
      "verso": "Éviter à la fois l'anthropomorphisme naïf et l'anthropocentrisme strict. La frontière homme-animal n'est pas fixe (éthologie cognitive, de Waal). Distinguer animalité (concept) et bestialité (sens péjoratif moral). Ne pas confondre la question éthique (que devons-nous aux animaux ?) et la question ontologique (qu'est-ce qu'un animal ?).",
      "tags": ["vigilance", "anthropomorphisme"]
    },
    {
      "id": "concept-soi-def",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Soi",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Soi : définition",
      "verso": "Ce que chacun désigne en disant je ou moi : non l'organisme biologique ni le rôle social, mais le sujet de l'expérience, le porteur de la conscience, l'auteur du récit de sa vie. Au croisement de la métaphysique, de la psychologie, de la morale et de la littérature.",
      "tags": ["soi", "sujet", "conscience"]
    },
    {
      "id": "concept-soi-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Soi",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Soi : usages philosophiques",
      "verso": "Augustin : invention de l'intériorité (« je suis devenu pour moi-même une grande question »). Descartes : le soi comme substance pensante (cogito). Locke : identité par la conscience-mémoire. Hume : faisceau de perceptions, sans substance. Kant : le « je pense », unité transcendantale de l'aperception. Ricœur : mêmeté (idem) vs ipséité (ipse).",
      "tags": ["Descartes", "Hume", "Ricœur"]
    },
    {
      "id": "concept-soi-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Soi",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Soi : pièges à éviter",
      "verso": "Ne pas confondre soi et conscience (on peut être conscient sans soi articulé ; avoir un soi sans en être conscient, l'inconscient). Le soi n'est pas un objet donné mais une construction narrative et intersubjective. Distinguer soi (philosophique) et moi (ego freudien). Ne pas réduire le soi à son récit (corps vécu, affect, inconscient résistent).",
      "tags": ["vigilance", "narration"]
    },
    {
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      "categorie": "concept",
      "theme": "Identité narrative",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Identité narrative : définition",
      "verso": "Concept-cardinal de Paul Ricœur. L'identité personnelle ne se pense ni comme substance permanente (mêmeté, idem) ni comme pur changement, mais comme récit cohérent : nous tenons ensemble les épisodes de notre vie en les composant dans une histoire que nous racontons (et qui peut se reconfigurer).",
      "tags": ["Ricœur", "récit", "identité"]
    },
    {
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      "categorie": "concept",
      "theme": "Identité narrative",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Identité narrative : usages philosophiques et littéraires",
      "verso": "Ricœur (Temps et récit, Soi-même comme un autre) : la narration transforme une succession d'événements en intrigue (muthos). MacIntyre : condition de l'exercice des vertus. Taylor : le soi évaluatif. Critiques : la psychanalyse (récit partiel) et Strawson (soi non-narratifs). Littéraire : Bildungsroman, autobiographie, auto-fiction (Ernaux, Carrère), témoignage (Levi).",
      "tags": ["Ricœur", "MacIntyre", "auto-fiction"]
    },
    {
      "id": "concept-identite-narrative-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Identité narrative",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Identité narrative : pièges à éviter",
      "verso": "Identité narrative n'est pas identité fictionnelle : le récit peut être romancé mais il structure l'agir (enjeu éthique avant véritatif). Le soi n'est pas l'auteur unique de son récit. Ne pas universaliser le modèle narratif (soi fragmentés, amnésie). Risque : une cohérence factice qui lisse les contradictions.",
      "tags": ["vigilance", "cohérence"]
    },
    {
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      "categorie": "concept",
      "theme": "Sensibilité",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Sensibilité : définition",
      "verso": "Capacité à éprouver, à être affecté, à recevoir des impressions du monde. Triple polarité : sensoriel (les cinq sens, la perception), affectif (émotions, passions), esthétique (sentiment du beau, du sublime). Au XVIIIᵉ siècle, être sensible devient une valeur morale et sociale.",
      "tags": ["sensibilité", "perception", "affect"]
    },
    {
      "id": "concept-sensibilite-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Sensibilité",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Sensibilité : usages philosophiques",
      "verso": "Aristote : l'aisthêsis, première par rapport à la pensée. Locke : « rien dans l'entendement qui n'ait d'abord été dans les sens » (empirisme). Hume : les impressions sont la source des idées. Kant : la sensibilité, faculté réceptive (espace et temps, formes pures a priori), distincte de l'entendement. Merleau-Ponty : rapport incarné au monde.",
      "tags": ["Kant", "Locke", "Merleau-Ponty"]
    },
    {
      "id": "concept-sensibilite-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Sensibilité",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Sensibilité : pièges à éviter",
      "verso": "Ne pas opposer trop vite sensibilité et intelligence (chez Kant elle est condition de la connaissance). Distinguer sensibilité (faculté durable) et sentiment (état daté). Éviter le pathos sentimentaliste (la sensibilité véritable est aussi une justesse). Articuler les trois sens (sensoriel, affectif, esthétique) sans les séparer absolument.",
      "tags": ["vigilance", "sentiment"]
    },
    {
      "id": "concept-sublime-def",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Sublime",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Sublime : définition",
      "verso": "Catégorie esthétique distincte du beau, désignant ce qui dépasse la mesure et suscite une émotion mêlée d'admiration et d'effroi : l'océan déchaîné, la haute montagne, le ciel étoilé, mais aussi la grandeur morale. Le sublime éprouve les limites de notre représentation et nous met devant ce qui les excède.",
      "tags": ["sublime", "beau", "esthétique"]
    },
    {
      "id": "concept-sublime-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Sublime",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Sublime : usages philosophiques",
      "verso": "Pseudo-Longin (Traité du sublime, traduit par Boileau en 1674) : catégorie rhétorique. Burke (1757) : distinction sublime/beau, le sublime lié à la terreur et à l'obscurité. Kant (Critique du jugement) : sublime mathématique (l'immense) et dynamique (la puissance terrible) ; le sublime révèle la grandeur de la raison. Lyotard : le sublime postmoderne, présenter l'imprésentable.",
      "tags": ["Burke", "Kant", "Lyotard"]
    },
    {
      "id": "concept-sublime-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Sublime",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Sublime : pièges à éviter",
      "verso": "Sublime n'est pas simplement grand ou impressionnant (l'usage courant l'a affaibli) : c'est une catégorie technique (excès, démesure, émotion mêlée). Sublime n'est pas beau (le beau plaît et calme, le sublime bouleverse). Ne pas dissocier le sublime de son ambivalence (petitesse physique et grandeur de la raison).",
      "tags": ["vigilance", "beau"]
    },
    {
      "id": "concept-temoignage-def",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Témoignage",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Témoignage : définition",
      "verso": "Parole d'un témoin qui rapporte ce qu'il a vu, vécu ou subi. Place singulière entre fait (dire ce qui a eu lieu), vérité (véracité opposée au mensonge) et expérience subjective (une singularité qui a éprouvé). Au XXᵉ siècle, devient un genre majeur sous la pression d'événements de masse (camps, génocides).",
      "tags": ["témoignage", "vérité", "mémoire"]
    },
    {
      "id": "concept-temoignage-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Témoignage",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Témoignage : usages philosophiques",
      "verso": "Tradition chrétienne : le martyr est étymologiquement le témoin (martus). Ricœur : le témoignage est l'ancrage de l'historiographie. Agamben (Ce qui reste d'Auschwitz) : paradoxe du témoin, le témoin intégral ne peut plus témoigner ; le survivant témoigne par procuration. Derrida : le témoignage borde la littérature. Wieviorka : L'Ère du témoin.",
      "tags": ["Agamben", "Ricœur", "Wieviorka"]
    },
    {
      "id": "concept-temoignage-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Témoignage",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Témoignage : pièges à éviter",
      "verso": "Témoignage n'est pas documentaire (parole singulière, parfois fragmentaire). Ne pas opposer témoignage et littérature (Primo Levi, grand écrivain). Ne pas mythifier la vérité du témoin (à croiser, contextualiser). Distinguer témoignage individuel (Levi) et récit collectif (Alexievitch).",
      "tags": ["vigilance", "Primo Levi"]
    },
    {
      "id": "concept-posthumain-def",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Posthumain",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Posthumain : définition",
      "verso": "Ce qui viendrait après l'humain, soit par dépassement biologique et technique (modifications génétiques, fusion homme-machine, immortalité numérique), soit par renouvellement philosophique de la définition de l'humain (déconstruction du sujet humaniste). Terme ambigu : distinguer transhumanisme et posthumanisme.",
      "tags": ["posthumain", "transhumanisme", "technique"]
    },
    {
      "id": "concept-posthumain-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Posthumain",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Posthumain : usages philosophiques",
      "verso": "Nietzsche : le surhumain (Übermensch), dépassement par les valeurs. Foucault : « l'homme » comme invention récente, dont la fin est proche. Transhumanisme : Bostrom, Kurzweil (améliorer l'humain par la technique). Posthumanisme critique : Haraway (Manifeste cyborg), Braidotti. Bioéthique : Habermas, Sandel (défense d'une nature humaine).",
      "tags": ["Nietzsche", "Foucault", "Haraway"]
    },
    {
      "id": "concept-posthumain-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Posthumain",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Posthumain : pièges à éviter",
      "verso": "Distinguer transhumanisme (ingénierie : amélioration technique) et posthumanisme philosophique (critique du sujet humaniste) : projets presque opposés. Le posthumain n'est pas nécessairement futur (nous sommes déjà augmentés). La question est politique (qui décide ? qui y accède ?), non seulement métaphysique. Le surhumain de Nietzsche n'est pas le posthumain transhumaniste.",
      "tags": ["vigilance", "politique"]
    },
    {
      "id": "concept-metamorphose-def",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Métamorphose",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "definition",
      "recto": "Métamorphose : définition",
      "verso": "Du grec metamorphôsis (changement de forme). Transformation complète d'un être, qui implique une rupture qualitative d'identité : non un simple changement d'état, mais le passage à une autre nature. Concept à la croisée du mythe, de la biologie, de la psychologie et de la philosophie de l'identité.",
      "tags": ["métamorphose", "identité", "transformation"]
    },
    {
      "id": "concept-metamorphose-usage",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Métamorphose",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "usage",
      "recto": "Métamorphose : usages philosophiques et littéraires",
      "verso": "Ovide (Métamorphoses) : œuvre matricielle, la métamorphose comme loi du monde. Aristote : génération, corruption, altération. Deleuze-Guattari : le devenir (devenir-animal), ni imitation ni identification. Malabou : la plasticité. Littéraire : Apulée, contes, Kafka (La Métamorphose, 1915), Darrieussecq (Truismes).",
      "tags": ["Ovide", "Kafka", "Deleuze"]
    },
    {
      "id": "concept-metamorphose-piege",
      "categorie": "concept",
      "theme": "Métamorphose",
      "domaine": "Partie III — Notions et concepts clés",
      "type": "piege",
      "recto": "Métamorphose : pièges à éviter",
      "verso": "Métamorphose n'est pas simple changement (rupture qualitative d'identité). Ne pas la réduire à la métaphore : chez Kafka, Gregor est un insecte, il n'est pas comparé. Distinguer métamorphose imposée (Samsa) et choisie (devenirs deleuziens). Chez Ovide la métamorphose explique le monde, chez Kafka elle l'opacifie.",
      "tags": ["vigilance", "métaphore"]
    },
    {
      "id": "couple-convaincre-persuader-def",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Convaincre / persuader",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "distinction",
      "recto": "Convaincre / persuader : la distinction",
      "verso": "Convaincre : emporter l'adhésion par la raison (démontrer, établir la vérité par des arguments transmissibles à quiconque raisonne). Persuader : emporter l'adhésion par les passions (toucher, émouvoir, plier l'auditeur particulier par tout ce qui agit sur sa sensibilité).",
      "tags": ["convaincre", "persuader", "rhétorique"]
    },
    {
      "id": "couple-convaincre-persuader-usage",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Convaincre / persuader",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "usage",
      "recto": "Convaincre / persuader : usages philosophiques",
      "verso": "Aristote : la persuasion repose sur logos (arguments), ethos (crédibilité), pathos (passions). Pascal (De l'art de persuader) : deux portes de l'âme, l'entendement (convaincre) et la volonté (persuader). Schopenhauer (L'Art d'avoir toujours raison) : l'éristique, l'emporter sans souci de vérité. Habermas : la rationalité communicationnelle, idéal du convaincre.",
      "tags": ["Aristote", "Pascal", "Habermas"]
    },
    {
      "id": "couple-convaincre-persuader-piege",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Convaincre / persuader",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "piege",
      "recto": "Convaincre / persuader : pièges à éviter",
      "verso": "La frontière est poreuse (Pascal : persuader prépare à convaincre). Ne pas hiérarchiser moralement (persuader n'est pas toujours manipuler). Ne pas confondre persuader et séduire (la séduction joue sur le seul désir). Faux découpage : « la littérature persuade, la philosophie convainc » (Pascal use du pathos ; le roman à thèse démontre).",
      "tags": ["vigilance", "séduction"]
    },
    {
      "id": "couple-verite-vraisemblance-def",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Vérité / vraisemblance",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "distinction",
      "recto": "Vérité / vraisemblance : la distinction",
      "verso": "Vérité : conformité du discours à ce qui est (adéquation, correspondance ; ou cohérence interne). Vraisemblance : conformité du discours à ce que le public juge possible ou probable. Le couple n'oppose pas le vrai et le faux : il distingue une exigence cognitive (rendre compte du réel) d'une exigence rhétorique et poétique (être crédible).",
      "tags": ["vérité", "vraisemblance", "fiction"]
    },
    {
      "id": "couple-verite-vraisemblance-usage",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Vérité / vraisemblance",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "usage",
      "recto": "Vérité / vraisemblance : usages",
      "verso": "Aristote (Poétique 9) : l'historien dit ce qui est arrivé, le poète ce qui pourrait arriver selon le vraisemblable ; le poète est plus philosophique. Doctrine classique : Boileau, « le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable » ; les trois unités servent la vraisemblance. Zola : non le vraisemblable mais le vrai documenté. Auto-fiction (Ernaux, Carrère) : exigence de véracité.",
      "tags": ["Aristote", "Boileau", "Zola"]
    },
    {
      "id": "couple-verite-vraisemblance-piege",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Vérité / vraisemblance",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "piege",
      "recto": "Vérité / vraisemblance : pièges à éviter",
      "verso": "Vraisemblance n'est pas réalisme (convention de réception vs technique d'écriture). Ne pas opposer vrai et vraisemblable comme vrai/faux (le vraisemblable peut être faux historiquement mais vrai poétiquement). La vraisemblance est culturellement variable. Distinguer vérité-correspondance, vérité-dévoilement (alêtheia) et véracité (sincérité).",
      "tags": ["vigilance", "réalisme"]
    },
    {
      "id": "couple-nature-culture-def",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Nature / culture",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "distinction",
      "recto": "Nature / culture : la distinction",
      "verso": "Nature : ce qui est donné (par naissance, par les lois physiques, par la condition biologique), indépendamment de l'action humaine. Culture : ce qui est construit (institutions, mœurs, art, langage, techniques), résultat de l'agir humain transmis par éducation. Le couple traverse politique, anthropologie, éthique, écologie.",
      "tags": ["nature", "culture", "nomos"]
    },
    {
      "id": "couple-nature-culture-usage",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Nature / culture",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "usage",
      "recto": "Nature / culture : usages philosophiques",
      "verso": "Sophistes : opposition du nomos (convention variable) et de la physis (nature universelle). Rousseau : l'état de nature hypothétique mesure ce que la société a fait de l'humain. Lévi-Strauss : la prohibition de l'inceste, opérateur du passage nature/culture. Latour : nous n'avons jamais été modernes (tout objet est hybride). Descola : par-delà nature et culture.",
      "tags": ["Rousseau", "Lévi-Strauss", "Descola"]
    },
    {
      "id": "couple-nature-culture-piege",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Nature / culture",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "piege",
      "recto": "Nature / culture : pièges à éviter",
      "verso": "La naturalisation (faire passer un fait culturel pour naturel) est un mécanisme idéologique (Barthes, Mythologies). L'opposition est contestée (Descola, Latour, écologie politique). Ne pas confondre « nature » biologique, éthique (l'ordre naturel comme norme) et écologique. Le naturalisme et le culturalisme sont deux écueils symétriques.",
      "tags": ["vigilance", "naturalisation"]
    },
    {
      "id": "couple-universel-singulier-def",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Universel / singulier",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "distinction",
      "recto": "Universel / singulier : la distinction",
      "verso": "Universel : ce qui vaut pour tous, indépendamment des situations particulières (raison, droits humains, vérités scientifiques). Singulier : ce qui appartient à un cas particulier irréductible (cet individu, cette culture, cette œuvre). Le couple structure la morale, la politique et l'esthétique.",
      "tags": ["universel", "singulier", "particulier"]
    },
    {
      "id": "couple-universel-singulier-usage",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Universel / singulier",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "usage",
      "recto": "Universel / singulier : usages philosophiques",
      "verso": "Aristote : l'universel se connaît par induction depuis les singuliers. Hegel : l'universel concret se singularise sans se dissoudre. Kierkegaard : Abraham, le singulier supérieur à l'universel. Sartre : l'universel singulier (une vie totalise une époque). Droits humains : Walzer, Taylor (reconnaissance), Habermas (l'universel se construit dans la discussion).",
      "tags": ["Hegel", "Kierkegaard", "Sartre"]
    },
    {
      "id": "couple-universel-singulier-piege",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Universel / singulier",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "piege",
      "recto": "Universel / singulier : pièges à éviter",
      "verso": "L'universel n'est jamais donné : il est conquis, élargi (qui en est exclu ?). Risque du faux universel qui généralise un point de vue particulier (critiques féministe, post-coloniale). Le singulier peut être anecdotique ou universel-singulier (toute vie ne totalise pas son époque). Distinguer universel (pour tous) et général (pour beaucoup).",
      "tags": ["vigilance", "faux universel"]
    },
    {
      "id": "couple-humain-animal-def",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Humain / animal",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "distinction",
      "recto": "Humain / animal : la distinction",
      "verso": "Couple-pivot (biologie, anthropologie, éthique). Deux questions : qu'est-ce qui sépare l'humain de l'animal (raison, langage, conscience, morale, travail) ? Faut-il vraiment les séparer, et au nom de quoi ? Remise en cause radicale au XXᵉ-XXIᵉ siècle.",
      "tags": ["humain", "animal", "frontière"]
    },
    {
      "id": "couple-humain-animal-usage",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Humain / animal",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "usage",
      "recto": "Humain / animal : usages philosophiques",
      "verso": "Aristote : l'humain, animal doué du logos et politique. Descartes : animaux-machines. Kant : la dignité humaine fondée sur la raison (l'animal, simple moyen). Heidegger : l'animal pauvre en monde, l'humain formateur de monde. Derrida : déconstruction de « l'Animal » au singulier. Antispécisme (Singer, Regan, Zoopolis).",
      "tags": ["Descartes", "Heidegger", "Derrida"]
    },
    {
      "id": "couple-humain-animal-piege",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Humain / animal",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "piege",
      "recto": "Humain / animal : pièges à éviter",
      "verso": "Ne pas confondre la frontière biologique (espèce) et éthique (qui mérite considération morale). Éviter la hiérarchisation a priori (la différence ne fait pas une supériorité). La frontière est historique et culturelle. Ne pas tomber dans l'inversion symétrique. Distinguer le propre de l'humain (ce qui le caractérise) et son privilège (sa supériorité éthique éventuelle).",
      "tags": ["vigilance", "anthropocentrisme"]
    },
    {
      "id": "couple-identite-alterite-def",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Identité / altérité",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "distinction",
      "recto": "Identité / altérité : la distinction",
      "verso": "Identité : ce qui fait qu'un être est lui-même et reste le même à travers le temps. Altérité : ce qui est autre, ce qui résiste à la réduction au même. Couple central en métaphysique (identité personnelle), éthique (autrui), politique (identités collectives) et littérature (le double, l'étranger).",
      "tags": ["identité", "altérité", "autrui"]
    },
    {
      "id": "couple-identite-alterite-usage",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Identité / altérité",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "usage",
      "recto": "Identité / altérité : usages philosophiques",
      "verso": "Platon (Sophiste) : l'Autre, grand genre structurant de l'être. Hegel : dialectique du maître et de l'esclave, la conscience de soi naît par la reconnaissance. Levinas : l'altérité absolue d'autrui dans le visage, l'éthique précède la connaissance. Ricœur : soi-même comme un autre. Lacan : l'inconscient est le discours de l'Autre. Rimbaud : « Je est un autre ».",
      "tags": ["Hegel", "Levinas", "Ricœur"]
    },
    {
      "id": "couple-identite-alterite-piege",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Identité / altérité",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "piege",
      "recto": "Identité / altérité : pièges à éviter",
      "verso": "Identité n'est pas immobilité (Ricœur : mêmeté vs ipséité). Altérité radicale n'est pas inintelligibilité (chez Levinas l'autre m'oblige en tant que je le reconnais). Éviter de naturaliser les identités (construites, négociées) sans les déclarer inconsistantes. Distinguer altérité éthique (autrui) et logique (le différent).",
      "tags": ["vigilance", "reconnaissance"]
    },
    {
      "id": "couple-memoire-oubli-def",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Mémoire / oubli",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "distinction",
      "recto": "Mémoire / oubli : la distinction",
      "verso": "Mémoire : conservation et restitution du passé (souvenirs personnels, récits collectifs, archives). Oubli : effacement, défaut ou refus de la mémoire. Loin d'être de simples opposés, ils s'articulent : pas de mémoire sans tri (donc sans oubli), pas d'oubli intelligible sans mémoire qui le mesure.",
      "tags": ["mémoire", "oubli", "temps"]
    },
    {
      "id": "couple-memoire-oubli-usage",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Mémoire / oubli",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "usage",
      "recto": "Mémoire / oubli : usages philosophiques",
      "verso": "Platon : la réminiscence (anamnêsis). Aristote : la mémoire comme empreinte. Bergson : mémoire-habitude (corporelle) vs mémoire-souvenir (sing). Nietzsche : l'oubli salutaire, une mémoire totale écraserait la vie. Ricœur (La Mémoire, l'histoire, l'oubli) : les abus de mémoire. Halbwachs : la mémoire collective.",
      "tags": ["Bergson", "Nietzsche", "Ricœur"]
    },
    {
      "id": "couple-memoire-oubli-piege",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Mémoire / oubli",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "piege",
      "recto": "Mémoire / oubli : pièges à éviter",
      "verso": "Ne pas penser l'oubli comme pur défaut (il est condition de la vie psychique et de la paix politique : amnistie). Distinguer mémoire personnelle, collective (Halbwachs), historique. Le devoir de mémoire : reconnaissance nécessaire vs risque d'instrumentalisation (Todorov). Ne pas confondre oubli (effacement) et refoulement (l'oublié continue d'agir).",
      "tags": ["vigilance", "devoir de mémoire"]
    },
    {
      "id": "couple-creation-imitation-def",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Création / imitation",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "distinction",
      "recto": "Création / imitation : la distinction",
      "verso": "Création : production de ce qui n'était pas, originalité radicale, surgissement du neuf. Imitation : reprise et reformulation de modèles existants. Couple fondamental de l'esthétique, de la doctrine classique (le bel art imite) au culte romantique du génie, jusqu'à la modernité qui interroge la possibilité même de la création originale.",
      "tags": ["création", "imitation", "mimêsis"]
    },
    {
      "id": "couple-creation-imitation-usage",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Création / imitation",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "usage",
      "recto": "Création / imitation : usages philosophiques",
      "verso": "Platon : toute production est mimêsis des Idées (le peintre imite l'imitation). Aristote : imiter est connaturel à l'homme, mais l'imitation est productive. Doctrine classique (Du Bellay, Boileau) : imiter les Anciens, c'est créer. Kant : le génie donne sa règle à l'art. Bergson : la vie comme création continue. Borges (Pierre Ménard) : l'imitation littérale comme création.",
      "tags": ["Aristote", "Kant", "Borges"]
    },
    {
      "id": "couple-creation-imitation-piege",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Création / imitation",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "piege",
      "recto": "Création / imitation : pièges à éviter",
      "verso": "Créer n'est jamais créer ex nihilo (prérogative théologique) : toute création reprend et transforme. Imiter n'est pas copier servilement (la mimêsis est productive). Le couple est dialectique, non binaire. Ne pas absolutiser le modèle romantique du génie (situé historiquement). Distinguer imitation (esthétique), mimétisme (Girard) et plagiat (juridique).",
      "tags": ["vigilance", "génie"]
    },
    {
      "id": "couple-continuite-rupture-def",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Continuité / rupture",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "distinction",
      "recto": "Continuité / rupture : la distinction",
      "verso": "Deux régimes du temps historique, esthétique et biographique. La continuité tisse les éléments dans une trame cohérente (tradition, transmission, durée). La rupture interrompt et signale l'événement, la révolution, le seuil franchi sans retour.",
      "tags": ["continuité", "rupture", "histoire"]
    },
    {
      "id": "couple-continuite-rupture-usage",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Continuité / rupture",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "usage",
      "recto": "Continuité / rupture : usages philosophiques",
      "verso": "Hegel : l'Aufhebung unit continuité et rupture (supprimer, conserver, élever). Bergson : la durée, continuité créatrice. Bachelard : la rupture épistémologique. Foucault : la discontinuité des épistémès. Benjamin : l'instant révolutionnaire interrompt le continuum vide. Kuhn : science normale vs changements de paradigme.",
      "tags": ["Bachelard", "Foucault", "Kuhn"]
    },
    {
      "id": "couple-continuite-rupture-piege",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Continuité / rupture",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "piege",
      "recto": "Continuité / rupture : pièges à éviter",
      "verso": "Ce sont des cadres d'analyse, non des essences (la Révolution : rupture pour Michelet, prolongement pour Tocqueville). Éviter le fétichisme de la rupture comme le mythe de la continuité (tous deux idéologiques). Distinguer rupture épistémologique, esthétique, biographique, politique. Pas de rupture sans continuité qui la mesure.",
      "tags": ["vigilance", "idéologie"]
    },
    {
      "id": "couple-violence-loi-def",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Violence / loi",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "distinction",
      "recto": "Violence / loi : la distinction",
      "verso": "La violence est l'usage de la force pour contraindre, blesser ou détruire (physique, symbolique, économique). La loi est la règle commune qui prétend mettre fin à la violence privée en monopolisant la contrainte légitime. Tension fondatrice de tout ordre politique : la loi limite la violence mais en exerce elle-même une (sanctions, peines).",
      "tags": ["violence", "loi", "État"]
    },
    {
      "id": "couple-violence-loi-usage",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Violence / loi",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "usage",
      "recto": "Violence / loi : usages philosophiques",
      "verso": "Hobbes : l'état de nature, guerre de tous contre tous ; la loi institue la paix. Weber : l'État, monopole de la violence physique légitime. Benjamin (Critique de la violence) : violence fondatrice vs conservatrice du droit. Arendt : pouvoir (agir-ensemble) vs violence (force). Girard : la violence mimétique et le bouc émissaire. Derrida : Force de loi.",
      "tags": ["Hobbes", "Weber", "Arendt"]
    },
    {
      "id": "couple-violence-loi-piege",
      "categorie": "couple",
      "theme": "Violence / loi",
      "domaine": "Partie III — Couples opératoires",
      "type": "piege",
      "recto": "Violence / loi : pièges à éviter",
      "verso": "La loi ne supprime pas la violence, elle la déplace et la régule (Benjamin, Derrida). Ne pas confondre violence et pouvoir (Arendt : un régime de pure violence n'a plus de pouvoir). Distinguer violence physique, symbolique (Bourdieu) et institutionnelle. La légitimité de la violence est contestée (Hobbes, Arendt, Fanon). Cas-limites : désobéissance civile, terrorisme, résistance.",
      "tags": ["vigilance", "légitimité"]
    },
    {
      "id": "texte-aristote-rhetorique-these",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Aristote — Rhétorique I",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Aristote, Rhétorique I : thèse centrale",
      "verso": "La rhétorique est la faculté de découvrir ce qui peut persuader sur chaque sujet. Elle est un art (techné) légitime, non une flatterie. La persuasion repose sur trois preuves : ethos (caractère de l'orateur), pathos (passions de l'auditeur), logos (argumentation). Elle opère sur le vraisemblable, analogue pratique de la dialectique.",
      "tags": ["rhétorique", "ethos", "pathos", "logos"]
    },
    {
      "id": "texte-aristote-rhetorique-citation",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Aristote — Rhétorique I",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Aristote, Rhétorique I : citation clé",
      "verso": "« Des preuves fournies par le discours, il y a trois espèces : les unes résident dans le caractère de l'orateur, les autres dans la disposition où l'on met l'auditeur, les autres enfin dans le discours même, parce qu'il démontre ou paraît démontrer. » (I, 2, 1356a)",
      "tags": ["citation", "preuves"]
    },
    {
      "id": "texte-aristote-rhetorique-prolongement",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Aristote — Rhétorique I",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Aristote, Rhétorique I : prolongements",
      "verso": "Réponse au Gorgias de Platon (qui condamnait la rhétorique). Prolongé par Pascal (convaincre/persuader), par La Fontaine (Les Animaux malades de la peste : les trois preuves corrompues par le pouvoir), et par Perelman (la nouvelle rhétorique du XXᵉ contre la seule logique formelle).",
      "tags": ["Platon", "Pascal", "Perelman"]
    },
    {
      "id": "texte-pascal-trois-ordres-these",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Pascal — Pensées (Les trois ordres)",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Pascal, Les trois ordres : thèse centrale",
      "verso": "Il existe trois ordres irréductibles : les corps (puissance, richesse), les esprits (génie, science) et la charité (sainteté, surnaturel). Chaque ordre a sa propre figure d'autorité et reste invisible aux autres. La tyrannie consiste à vouloir dominer hors de son ordre. La somme des ordres inférieurs ne produit jamais l'ordre supérieur : il y a saut, non continuité.",
      "tags": ["ordres", "autorité", "tyrannie"]
    },
    {
      "id": "texte-pascal-trois-ordres-citation",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Pascal — Pensées (Les trois ordres)",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Pascal, Les trois ordres : citation clé",
      "verso": "« La distance infinie des corps aux esprits figure la distance infiniment plus infinie des esprits à la charité, car elle est surnaturelle. » — « De tous les corps et esprits on n'en saurait tirer un mouvement de vraie charité : cela est impossible, et d'un autre ordre, surnaturel. » (Laf. 308)",
      "tags": ["citation", "charité"]
    },
    {
      "id": "texte-pascal-trois-ordres-prolongement",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Pascal — Pensées (Les trois ordres)",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Pascal, Les trois ordres : prolongements",
      "verso": "Complémentaire de La Boétie (toute tyrannie repose sur la confusion des ordres par le sujet). Anticipe Arendt (autorité/pouvoir/violence, qui cite Pascal), Weber (autorités légitimes : traditionnelle, charismatique, légale-rationnelle) et Bourdieu (pluralité des capitaux : économique, culturel, symbolique).",
      "tags": ["Arendt", "Weber", "Bourdieu"]
    },
    {
      "id": "texte-platon-gorgias-these",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Platon — Gorgias",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Platon, Gorgias : thèse centrale",
      "verso": "La rhétorique n'est pas un art (techné) mais une flatterie (kolakeia) : elle vise le plaisir sans égard au meilleur. Elle est au juste politique ce que la cuisine est à la médecine : une imitation dégradée qui contrefait un art sérieux. Son efficacité suppose un auditoire ignorant ; c'est ce qui la rend dangereuse en démocratie.",
      "tags": ["flatterie", "techné", "démocratie"]
    },
    {
      "id": "texte-platon-gorgias-citation",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Platon — Gorgias",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Platon, Gorgias : citation clé",
      "verso": "« La rhétorique se déguise en justice, et le rhéteur, ignorant ce qui est juste, persuade les ignorants qu'il en sait plus long que ceux qui savent. Voilà ce que j'appelle flatterie, et je dis que c'est une chose laide, parce qu'elle vise au plaisir sans égard au meilleur. » (463a-465a)",
      "tags": ["citation", "cuisine"]
    },
    {
      "id": "texte-platon-gorgias-prolongement",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Platon — Gorgias",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Platon, Gorgias : prolongements",
      "verso": "Matrice critique de la méfiance envers la parole séductrice. Aristote (Rhétorique) y répond point par point. Moliere (Dom Juan) en est le cas-limite : un séducteur lucide qui assume la flatterie. Habermas (agir stratégique vs communicationnel) en reformule la critique : un discours est flatterie dès qu'il vise un effet sans donner les moyens d'y résister.",
      "tags": ["Aristote", "Molière", "Habermas"]
    },
    {
      "id": "texte-montaigne-cannibales-these",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Montaigne — Des cannibales",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Montaigne, Des cannibales : thèse centrale",
      "verso": "La barbarie n'est pas un attribut objectif des autres : c'est le nom que chacun donne à ce qui n'est pas de son usage. Nous prenons la coutume pour la nature et la raison. Par un relativisme méthodologique (non de valeurs), Montaigne juge la torture européenne plus barbare que le cannibalisme rituel, critiquant en filigrane les guerres de religion.",
      "tags": ["barbarie", "coutume", "ethnocentrisme"]
    },
    {
      "id": "texte-montaigne-cannibales-citation",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Montaigne — Des cannibales",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Montaigne, Des cannibales : citation clé",
      "verso": "« Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ; comme de vrai, il semble que nous n'avons autre mire de la vérité et de la raison que l'exemple et idée des opinions et usances du pays où nous sommes. » (Essais, I, 31)",
      "tags": ["citation", "usage"]
    },
    {
      "id": "texte-montaigne-cannibales-prolongement",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Montaigne — Des cannibales",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Montaigne, Des cannibales : prolongements",
      "verso": "Manifeste du décentrement culturel. Voltaire (Candide, l'Eldorado) reprend le détour exotique. Pascal cite Montaigne (« vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà »). Rousseau (le bon sauvage) l'idéalise. Lévi-Strauss (Race et histoire) : « le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie ».",
      "tags": ["Voltaire", "Rousseau", "Lévi-Strauss"]
    },
    {
      "id": "texte-diderot-aveugles-these",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Diderot — Lettre sur les aveugles",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Diderot, Lettre sur les aveugles : thèse centrale",
      "verso": "Nos représentations du monde sont relatives à notre appareillage sensoriel (sensualisme : toutes nos idées viennent des sens). L'argument finaliste (un monde si beau suppose un Dieu architecte) suppose un spectateur qui voit : il repose sur une contingence sensorielle. Saunderson mourant esquisse une explication matérialiste pré-darwinienne (sélection des organismes viables).",
      "tags": ["sensualisme", "finalisme", "matérialisme"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Diderot — Lettre sur les aveugles",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Diderot, Lettre sur les aveugles : citation clé",
      "verso": "« Si vous voulez que je croie en Dieu, il faut que vous me le fassiez toucher. Quel est donc ce Dieu que vous m'annoncez et qui ne se révèle qu'aux yeux, en se dérobant au tact ? » (discours de Saunderson mourant)",
      "tags": ["citation", "Saunderson"]
    },
    {
      "id": "texte-diderot-aveugles-prolongement",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Diderot — Lettre sur les aveugles",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Diderot, Lettre sur les aveugles : prolongements",
      "verso": "Texte princeps sur les conditions sensorielles de la description. Cyrano fictionnalise une humanité alternative ; Diderot expérimente une humanité réelle (les aveugles). Prolonge la relativisation de Montaigne. Annonce Condillac (Traité des sensations, la statue) et Merleau-Ponty (la perception structurée par le corps entier).",
      "tags": ["Cyrano", "Condillac", "Merleau-Ponty"]
    },
    {
      "id": "texte-descartes-animaux-machines-these",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Descartes — Discours de la méthode V",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Descartes, Animaux-machines : thèse centrale",
      "verso": "Les animaux sont des automates sans âme pensante (res extensa), leurs comportements s'expliquent par leur structure physique. Deux critères « très certains » distinguent l'humain : le langage articulé (composer des signes pour des pensées nouvelles) et la polyvalence de la raison (instrument universel) contre la spécialisation de l'organe.",
      "tags": ["animal-machine", "langage", "raison"]
    },
    {
      "id": "texte-descartes-animaux-machines-citation",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Descartes — Discours de la méthode V",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Descartes, Animaux-machines : citation clé",
      "verso": "« La raison est un instrument universel qui peut servir en toutes sortes de rencontres », au lieu que les organes « ont besoin de quelque particulière disposition pour chaque action particulière ». Le langage : « jamais elles ne pourraient user de paroles, ni d'autres signes en les composant ». (Discours V)",
      "tags": ["citation", "instrument universel"]
    },
    {
      "id": "texte-descartes-animaux-machines-prolongement",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Descartes — Discours de la méthode V",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Descartes, Animaux-machines : prolongements",
      "verso": "Frontière classique humain/animal. La Fontaine (Discours à Mme de la Sablière) le réfute par des contre-exemples. Écrit contre Montaigne (Apologie de Sebond). Radicalisé par Malebranche. Inversé par Darwin (continuum). Réactivé par le test de Turing (1950) et les grands modèles de langage actuels.",
      "tags": ["La Fontaine", "Darwin", "Turing"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Rousseau — Émile",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Rousseau, Émile : thèse centrale",
      "verso": "L'enfant naît bon, la société le corrompt. L'éducation doit être négative : non transmettre la vertu ou la vérité, mais protéger le cœur du vice et l'esprit de l'erreur. Le maître organise l'environnement (manipulation invisible) pour que la nature et l'expérience enseignent d'elles-mêmes. Fonde la pédagogie moderne centrée sur l'enfant.",
      "tags": ["éducation négative", "nature", "pédagogie"]
    },
    {
      "id": "texte-rousseau-emile-citation",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Rousseau — Émile",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Rousseau, Émile : citation clé",
      "verso": "« Tout est bien sortant des mains de l'Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l'homme. » — « La première éducation doit donc être purement négative. Elle consiste, non point à enseigner la vertu ni la vérité, mais à garantir le cœur du vice et l'esprit de l'erreur. »",
      "tags": ["citation", "dégénérescence"]
    },
    {
      "id": "texte-rousseau-emile-prolongement",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Rousseau — Émile",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Rousseau, Émile : prolongements",
      "verso": "Texte princeps de la pédagogie moderne. Kant (Réflexions sur l'éducation) reprend le paradoxe : cultiver la liberté par la contrainte. Pestalozzi, Montessori, Freinet en descendent. Rancière (Le Maître ignorant) le renverse : le maître émancipateur suppose l'égalité des intelligences, ne manipule pas l'environnement.",
      "tags": ["Kant", "Montessori", "Rancière"]
    },
    {
      "id": "texte-merleau-ponty-perception-these",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Merleau-Ponty — Phénoménologie de la perception",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception : thèse centrale",
      "verso": "La perception n'est pas une opération intellectuelle synthétisant des données brutes : elle est le mode d'être au monde du corps propre. Je ne suis pas une pensée logée dans un corps, je suis au monde par mon corps. Contre l'empirisme (réception passive) et l'intellectualisme (construction de l'esprit) : la perception a sa propre logique, antérieure à la pensée réflexive.",
      "tags": ["corps propre", "perception", "incarnation"]
    },
    {
      "id": "texte-merleau-ponty-perception-citation",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Merleau-Ponty — Phénoménologie de la perception",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception : citation clé",
      "verso": "« Le corps est notre moyen général d'avoir un monde. » — « Je ne suis pas un être pensant qui se trouve avoir un corps, mais je suis au monde par mon corps, et le monde est, pour moi, le sol et le théâtre de toutes mes actions. »",
      "tags": ["citation", "être-au-monde"]
    },
    {
      "id": "texte-merleau-ponty-perception-prolongement",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Merleau-Ponty — Phénoménologie de la perception",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception : prolongements",
      "verso": "Réhabilitation de la sensibilité au XXᵉ siècle. Baudelaire (les correspondances) en est l'illustration poétique anticipée. Hérite de Husserl (le Leib) mais déplace vers le corps. Contre Sartre (le corps, dimension première). Confirmé par Damasio (L'Erreur de Descartes) et l'énaction (Varela, Thompson) en sciences cognitives.",
      "tags": ["Baudelaire", "Husserl", "Damasio"]
    },
    {
      "id": "texte-hume-identite-these",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Hume — Traité de la nature humaine",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Hume, De l'identité personnelle : thèse centrale",
      "verso": "Il n'existe pas de moi-substance. L'introspection ne livre jamais un sujet permanent, seulement une succession de perceptions particulières : le moi est un faisceau de perceptions (bundle). Pendant le sommeil sans rêve, le moi n'existe pas. L'illusion d'un moi unifié est produite par l'imagination qui lie les perceptions par ressemblance et causalité.",
      "tags": ["moi", "faisceau", "empirisme"]
    },
    {
      "id": "texte-hume-identite-citation",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Hume — Traité de la nature humaine",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Hume, De l'identité personnelle : citation clé",
      "verso": "« Quand je pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi-même, je tombe toujours sur quelque perception particulière. » — « L'esprit est une sorte de théâtre, où plusieurs perceptions font successivement leur apparition ; passent, repassent, glissent. »",
      "tags": ["citation", "théâtre"]
    },
    {
      "id": "texte-hume-identite-prolongement",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Hume — Traité de la nature humaine",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Hume, De l'identité personnelle : prolongements",
      "verso": "Déconstruction classique du moi-substance. Rimbaud (« Je est un autre ») le formule poétiquement. Contre Locke (l'identité par la conscience-mémoire). Kant réplique par le moi transcendantal (le « je pense », unité formelle). Prolongé par Parfit (Reasons and Persons) et les neurosciences (réseau du mode par défaut, dissolution du moi).",
      "tags": ["Rimbaud", "Kant", "Parfit"]
    },
    {
      "id": "texte-bergson-evolution-these",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Bergson — L'Évolution créatrice",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Bergson, L'Évolution créatrice : thèse centrale",
      "verso": "La vie est un élan créateur (élan vital), ni mécanisme aveugle (combinaison d'éléments) ni finalisme (plan préétabli). La durée réelle est création continue : le passé presse contre le présent et en fait jaillir une forme nouvelle, incommensurable. La répétition n'existe que dans l'abstrait : concrètement, rien ne se répète.",
      "tags": ["élan vital", "durée", "création"]
    },
    {
      "id": "texte-bergson-evolution-citation",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Bergson — L'Évolution créatrice",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Bergson, L'Évolution créatrice : citation clé",
      "verso": "« Pour un être conscient, exister consiste à changer, changer à se mûrir, se mûrir à se créer indéfiniment soi-même. » — « La durée vraie est celle qui mord sur les choses et qui y laisse l'empreinte de sa dent. »",
      "tags": ["citation", "changement"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Bergson — L'Évolution créatrice",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Bergson, L'Évolution créatrice : prolongements",
      "verso": "Métaphysique de la création comme nouveauté irréductible. Frankenstein met en scène la création manquée (Bergson théorise la création réussie). Contre Spencer (l'évolutionnisme mécaniste). Deleuze (Le Bergsonisme) le reprend contre Hegel. Prolongé par Whitehead (philosophie du procès) et la biologie de la plasticité.",
      "tags": ["Shelley", "Deleuze", "Whitehead"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Walter Benjamin — Sur le concept d'histoire",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Benjamin, Sur le concept d'histoire (thèse IX) : thèse centrale",
      "verso": "L'ange de l'histoire, le visage tourné vers le passé, ne voit qu'une seule catastrophe ininterrompue qui amoncelle les ruines. Il voudrait réveiller les morts mais une tempête venue du paradis l'emporte vers l'avenir : cette tempête est ce qu'on appelle le progrès. Critique radicale de la philosophie progressiste de l'histoire (social-démocratie, stalinisme).",
      "tags": ["ange", "progrès", "catastrophe"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Walter Benjamin — Sur le concept d'histoire",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Benjamin, Sur le concept d'histoire (thèse IX) : citation clé",
      "verso": "« Là où devant nous apparaît une chaîne d'événements, lui n'aperçoit qu'une seule et unique catastrophe, qui ne cesse d'amonceler ruines sur ruines. » — « Cette tempête est ce que nous appelons le progrès. »",
      "tags": ["citation", "Angelus Novus"]
    },
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Walter Benjamin — Sur le concept d'histoire",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Benjamin, Sur le concept d'histoire : prolongements",
      "verso": "Image philosophique majeure de l'histoire-catastrophe. Primo Levi subit empiriquement ce que l'ange voit du dehors. Contre la social-démocratie (Kautsky) et contre Hegel (la ruse de la raison). Prolongé par l'École de Francfort (Adorno, Horkheimer) et les théories postcoloniales (Chakrabarty).",
      "tags": ["Primo Levi", "Adorno", "Hegel"]
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    {
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      "theme": "Arendt — Condition de l'homme moderne",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Arendt, Condition de l'homme moderne : thèse centrale",
      "verso": "La vita activa se distingue en trois activités irréductibles : le travail (labor, cycle biologique), l'œuvre (work, objets durables formant le monde commun) et l'action (interaction politique, révélation de soi par la parole, suppose la pluralité). Le drame moderne : l'animal laborans (travail-consommation) colonise l'œuvre et l'action.",
      "tags": ["travail", "œuvre", "action", "pluralité"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Arendt — Condition de l'homme moderne",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Arendt, Condition de l'homme moderne : citation clé",
      "verso": "« L'action correspond à la condition humaine de la pluralité, au fait que ce sont des hommes et non pas l'Homme, qui vivent sur terre et habitent le monde. » — La pluralité est la conditio per quam de toute vie politique.",
      "tags": ["citation", "pluralité"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Arendt — Condition de l'homme moderne",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Arendt, Condition de l'homme moderne : prolongements",
      "verso": "Analyse de l'humain par ses activités. Kafka (la métamorphose de Gregor) anticipe l'effondrement de la triade (plus de travail, d'œuvre, d'action). Reprend Aristote (poiesis/praxis). Contre Marx (la centralité du travail). Prolongé par Habermas (travail/interaction), les théories du care (Tronto, Laugier) et l'écologie politique (Latour).",
      "tags": ["Kafka", "Marx", "Habermas"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Nietzsche — Ainsi parlait Zarathoustra",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Nietzsche, Zarathoustra : thèse centrale",
      "verso": "Après la mort de Dieu (dévaluation des valeurs suprêmes), l'humanité doit créer de nouvelles valeurs sans appui transcendant. L'homme est un pont, non un but : il doit être surmonté vers le surhumain (Übermensch, tâche et non type biologique). L'éternel retour est l'épreuve de la grande affirmation : vouloir que cet instant revienne éternellement.",
      "tags": ["surhumain", "mort de Dieu", "éternel retour"]
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Nietzsche — Ainsi parlait Zarathoustra",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Nietzsche, Zarathoustra : citation clé",
      "verso": "« Je vous enseigne le surhumain. L'homme est quelque chose qui doit être surmonté. » — « Ce qui est grand dans l'homme, c'est qu'il est un pont et non un but. » (Prologue)",
      "tags": ["citation", "pont"]
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    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Nietzsche — Ainsi parlait Zarathoustra",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Nietzsche, Zarathoustra : prolongements",
      "verso": "Bascule de l'humanisme classique en pensée du dépassement. Heidegger le lit comme dernier métaphysicien ; Deleuze (Nietzsche et la philosophie) redécouvre un Nietzsche affirmatif. Foucault hérite de la généalogie. Récupération discutable par le transhumanisme (le surhumain n'est pas un perfectionnement technique). Croisements : Mann, Gide, Malraux.",
      "tags": ["Heidegger", "Deleuze", "transhumanisme"]
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    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "La Fontaine — Les Animaux malades de la peste",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "La Fontaine, Les Animaux malades de la peste : thèse centrale",
      "verso": "Une délibération truquée : le conseil animal absout le Lion (le puissant) et condamne l'Âne (le faible) pour un crime dérisoire. Anatomie satirique des trois preuves (ethos, pathos, logos) corrompues par le pouvoir. Le mécanisme du bouc émissaire. Morale : la parole n'a d'efficacité que selon la puissance de qui la prononce.",
      "tags": ["rhétorique", "pouvoir", "bouc émissaire"]
    },
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      "theme": "La Fontaine — Les Animaux malades de la peste",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "La Fontaine, Les Animaux malades de la peste : citation clé",
      "verso": "« Selon que vous serez puissant ou misérable, / Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » (morale finale)",
      "tags": ["citation", "justice de cour"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "La Fontaine — Les Animaux malades de la peste",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "La Fontaine, Les Animaux malades de la peste : prolongements",
      "verso": "Contre-exemple à la rhétorique aristotélicienne idéale (les preuves détournées). Donne raison au Gorgias de Platon (rhétorique = flatterie du puissant). La Boétie (servitude volontaire) théorise la complicité des courtisans. Prolongé par Girard (bouc émissaire) et les analyses du spin politique.",
      "tags": ["Aristote", "Platon", "Girard"]
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      "theme": "La Boétie — Servitude volontaire",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "La Boétie, Servitude volontaire : thèse centrale",
      "verso": "Inversion de la question politique : non pas comment un seul domine le grand nombre, mais pourquoi le grand nombre consent à servir un seul qui n'a que le pouvoir qu'on lui donne. La servitude est acquise, culturelle, donc réversible. Le tyran est un colosse aux pieds d'argile : cesser de le soutenir suffit à le faire tomber.",
      "tags": ["servitude", "tyrannie", "consentement"]
    },
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      "categorie": "texte",
      "theme": "La Boétie — Servitude volontaire",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "La Boétie, Servitude volontaire : citation clé",
      "verso": "« Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres. Je ne veux pas que vous le poussiez ou l'ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse à qui on a dérobé sa base, de son poids même fondre en bas et se rompre. »",
      "tags": ["citation", "colosse"]
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    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "La Boétie — Servitude volontaire",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "La Boétie, Servitude volontaire : prolongements",
      "verso": "Mise à nu du mécanisme de l'autorité (conférée par les sujets). Complémentaire de Pascal (confusion des ordres) et de La Fontaine (les fauves soutiennent le Lion). Postérité : Thoreau (désobéissance civile), Gandhi, Gene Sharp. Vers Foucault (microphysique du pouvoir, quoiqu'il rejette le schéma binaire maître-esclave).",
      "tags": ["Thoreau", "Gandhi", "Foucault"]
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    {
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      "theme": "Molière — Dom Juan",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Molière, Dom Juan : thèse centrale",
      "verso": "Dom Juan est le séducteur théoricien : il ne séduit pas par instinct mais explique et défend sa pratique par des arguments. Sa rhétorique inverse les valeurs (l'inconstance devient vertu, la constance ridicule). La parole comme charme. L'hypocrisie (V, 2) est la séduction aboutie : un discours qui ne cherche plus à être cru mais à produire des effets sociaux.",
      "tags": ["séduction", "libertinage", "hypocrisie"]
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    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Molière — Dom Juan",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Molière, Dom Juan : citation clé",
      "verso": "« La constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer. » — « J'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire. » (I, 2)",
      "tags": ["citation", "inconstance"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Molière — Dom Juan",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Molière, Dom Juan : prolongements",
      "verso": "Démonstration en acte de ce que Platon dénonçait (le discours qui charme et inverse les valeurs). Contre-exemple au Gorgias : aucun argument humain ne réfute le séducteur radical (il faut la statue du Commandeur). Postérité : Da Ponte/Mozart (Don Giovanni), Kierkegaard (le stade esthétique). Relectures contemporaines de l'emprise (Hirigoyen).",
      "tags": ["Platon", "Mozart", "Kierkegaard"]
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      "theme": "Voltaire — Candide",
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      "type": "these",
      "recto": "Voltaire, Candide : thèse centrale",
      "verso": "Conte philosophique réfutant l'optimisme leibnizien (« le meilleur des mondes possibles ») par la réalité (Lisbonne, inquisition, esclavage). Le voyage est un laboratoire comparatif des cultures. Eldorado, utopie-miroir, rend visible la barbarie européenne. La scène du nègre de Surinam : un des premiers grands moments de littérature abolitionniste.",
      "tags": ["optimisme", "voyage", "esclavage"]
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Voltaire — Candide",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Voltaire, Candide : citation clé",
      "verso": "« Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe. C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. » (chap. 19, le nègre de Surinam)",
      "tags": ["citation", "Surinam"]
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Voltaire — Candide",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Voltaire, Candide : prolongements",
      "verso": "Opérateur comparatif du conte philosophique. Reprend le geste de Montaigne (la culture autre comme miroir) en la fictionnalisant (Eldorado). Prolonge La Boétie (« à ce prix » : la consommation européenne complice). Diderot (Supplément au Voyage de Bougainville) prolonge le dispositif. Critiqué par la conscience postcoloniale (Saïd).",
      "tags": ["Montaigne", "Diderot", "Saïd"]
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      "theme": "Cyrano — États et empires de la Lune",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Cyrano, États et empires de la Lune : thèse centrale",
      "verso": "Voyage extraordinaire où la société lunaire inverse systématiquement les conventions terrestres (on paie en vers, les vieux obéissent aux jeunes). L'inversion rend visible l'arbitraire de nos institutions. La fiction, dispositif du libertinage érudit, permet de dire ce que la philosophie ne peut dire ouvertement. L'imagination comme accès indirect au réel par défamiliarisation.",
      "tags": ["utopie", "inversion", "libertinage"]
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      "theme": "Cyrano — États et empires de la Lune",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Cyrano, États et empires de la Lune : citation clé",
      "verso": "« La nature a donné la poésie aux hommes pour leur faire trouver également de quoi vivre. » — « Le pauvre, qui sait faire des vers, peut autant que le riche être reçu en tous lieux. » (l'auberge lunaire)",
      "tags": ["citation", "vers"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Cyrano — États et empires de la Lune",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Cyrano, États et empires de la Lune : prolongements",
      "verso": "Exemple canonique de la fiction comme dispositif de pensée. Diderot interroge la représentation par l'expérience clinique (l'aveugle), Cyrano par la fiction (le Sélénite). Comme les cannibales de Montaigne, une culture étrangère montre que nos usages sont culturels. Postérité : Swift, Montesquieu (Lettres persanes), la SF philosophique (Le Guin, Dick).",
      "tags": ["Diderot", "Montaigne", "science-fiction"]
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    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "La Fontaine — Discours à Madame de la Sablière",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "La Fontaine, Discours à Mme de la Sablière : thèse centrale",
      "verso": "Manifeste philosophique en vers réfutant la thèse cartésienne des animaux-machines. À la déduction métaphysique, La Fontaine oppose des expériences naturalistes (le vieux cerf rusé, les perdrix simulant l'aile cassée) qui supposent ruse, anticipation, adaptation. Contre le dualisme strict : l'animal a une âme sensitive, un continuum des âmes (aristotélisme reconquis).",
      "tags": ["animal-machine", "âme sensitive", "empirisme"]
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    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "La Fontaine — Discours à Madame de la Sablière",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "La Fontaine, Discours à Mme de la Sablière : citation clé",
      "verso": "« L'instinct ainsi peut-il choisir, peser, comprendre ? Non, non, le ciel n'a pas fait des machines vaines : l'animal a son âme, et la sent en lui-même. »",
      "tags": ["citation", "instinct"]
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    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "La Fontaine — Discours à Madame de la Sablière",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "La Fontaine, Discours à Mme de la Sablière : prolongements",
      "verso": "Réfutation classique du cartésianisme par contre-exemples observés. Confrontation frontale avec Descartes (Discours V). Prolonge Montaigne (Apologie de Sebond, l'anthropologie humble). Vers Buffon, Condillac, puis Darwin et l'éthologie cognitive contemporaine (de Waal, Despret).",
      "tags": ["Descartes", "Montaigne", "de Waal"]
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      "theme": "Rousseau — Les Confessions",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Rousseau, Les Confessions : thèse centrale",
      "verso": "L'autobiographie comme genre philosophique : connaître l'homme en général par la connaissance d'un homme en particulier (soi). Projet inouï de vérité totale (dire le bien et le mal avec la même franchise). Invention du sujet moderne singulier. L'écriture comme auto-éducation rétrospective : comprendre sa vie en la racontant.",
      "tags": ["autobiographie", "vérité", "sujet"]
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    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Rousseau — Les Confessions",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Rousseau, Les Confessions : citation clé",
      "verso": "« Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi. » — « Je me suis montré tel que je fus, méprisable et vil quand je l'ai été, bon, généreux, sublime, quand je l'ai été. »",
      "tags": ["citation", "franchise"]
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    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Rousseau — Les Confessions",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Rousseau, Les Confessions : prolongements",
      "verso": "Moment fondateur de la littérature autobiographique comme auto-formation. Applique à soi le programme de l'Émile (apprendre par l'expérience). Dette revendiquée envers Augustin (Confessions) mais projet inversé (exposition vs aveu). Cousin de Montaigne. Vers Stendhal, Chateaubriand, Proust et l'autofiction (Ernaux, Louis).",
      "tags": ["Augustin", "Montaigne", "Proust"]
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Baudelaire — Les Fleurs du mal",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Baudelaire, Correspondances : thèse centrale",
      "verso": "Le monde sensible est une forêt de symboles où les sensations se répondent. Double structure : horizontale (synesthésie : un parfum vert, un son doux) et verticale (symbolisme : le sensible renvoie à un sens caché, la Nature est un temple). Le poète est le médium qui déchiffre. Modernité : la beauté accueille le laid, le corrompu, l'éphémère urbain.",
      "tags": ["synesthésie", "symbolisme", "sensibilité"]
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Baudelaire — Les Fleurs du mal",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Baudelaire, Correspondances : citation clé",
      "verso": "« La Nature est un temple où de vivants piliers / Laissent parfois sortir de confuses paroles. » — « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. »",
      "tags": ["citation", "temple"]
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Baudelaire — Les Fleurs du mal",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Baudelaire, Correspondances : prolongements",
      "verso": "Manifeste d'une sensibilité moderne synesthésique. Merleau-Ponty confirme philosophiquement (la perception est synesthésique avant la réflexion). Vers Mallarmé et le symbolisme, Rimbaud (Voyelles), Proust (la mémoire involontaire). Redécouvert par les sciences cognitives (la synesthésie comme phénomène neurologique réel).",
      "tags": ["Merleau-Ponty", "Rimbaud", "Proust"]
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Rimbaud — Lettres du voyant",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Rimbaud, Lettres du voyant : thèse centrale",
      "verso": "Manifeste poétique : « Je est un autre » (le sujet ne coïncide pas avec lui-même, il est l'instrument joué par autre chose). Le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens : une méthode (non un désordre) pour accéder à l'inconnu. Le poète-médium paie le prix (grand malade, grand maudit, suprême Savant).",
      "tags": ["voyant", "dérèglement", "moi"]
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Rimbaud — Lettres du voyant",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Rimbaud, Lettres du voyant : citation clé",
      "verso": "« Car Je est un autre. » — « Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. » (Lettre à Demeny, 15 mai 1871)",
      "tags": ["citation", "inconnu"]
    },
    {
      "id": "texte-rimbaud-voyant-prolongement",
      "categorie": "texte",
      "theme": "Rimbaud — Lettres du voyant",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Rimbaud, Lettres du voyant : prolongements",
      "verso": "Destitution du moi cartésien dans la modernité poétique. Rejoint Hume (le moi-théâtre, le faisceau de perceptions). Vers les surréalistes (l'écriture automatique), Pessoa (les hétéronymes), Deleuze-Guattari (le devenir). Vers les sciences cognitives du moi pluriel (Damasio, dissolution méditative).",
      "tags": ["Hume", "surréalisme", "Deleuze"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Mary Shelley — Frankenstein",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Mary Shelley, Frankenstein : thèse centrale",
      "verso": "Mythe moderne du créateur irresponsable (le « Prométhée moderne »). La question n'est pas la possibilité technique (peut-on créer ?) mais la responsabilité éthique (qu'avons-nous le droit de créer, et quel devoir envers ce qu'on crée ?). La faute de Victor n'est pas d'avoir créé mais d'avoir abandonné. La création rend monstrueux ce que le créateur fuit.",
      "tags": ["création", "responsabilité", "Prométhée"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Mary Shelley — Frankenstein",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Mary Shelley, Frankenstein : citation clé",
      "verso": "« Ce fut par une morne nuit de novembre que je contemplai l'accomplissement de ma tâche. » — « Comment décrire mes émotions devant cette catastrophe ? » (l'instant de l'éveil de la créature, chap. 5)",
      "tags": ["citation", "catastrophe"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Mary Shelley — Frankenstein",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Mary Shelley, Frankenstein : prolongements",
      "verso": "Mythe fondateur de l'éthique du créateur. Bergson théorise la création harmonieuse, Shelley la création monstrueuse. Reformule le mythe prométhéen (Eschyle, Goethe) en transgression scientifique. Vers Hans Jonas (Le Principe responsabilité), la bioéthique (CRISPR, IA) et Günther Anders (l'obsolescence de l'homme).",
      "tags": ["Bergson", "Jonas", "bioéthique"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Primo Levi — Si c'est un homme",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Primo Levi, Si c'est un homme : thèse centrale",
      "verso": "Témoignage sur Auschwitz mettant à l'épreuve la définition de l'humain : le camp est conçu pour désubjectiver (numéro, faim, perte du nom). Le témoignage comme acte civique (transmettre, non se soulager). La force éthique passe par la précision et la retenue (le chimiste analyse l'échantillon) contre le pathos. Le titre est une interrogation morale lancée au lecteur.",
      "tags": ["témoignage", "déshumanisation", "Auschwitz"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Primo Levi — Si c'est un homme",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Primo Levi, Si c'est un homme : citation clé",
      "verso": "« Considérez si c'est un homme / Que celui qui peine dans la boue, / Qui ne connaît pas de repos, / Qui se bat pour un quignon de pain. » — « N'oubliez pas que cela fut. » (poème liminaire)",
      "tags": ["citation", "mémoire"]
    },
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Primo Levi — Si c'est un homme",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Primo Levi, Si c'est un homme : prolongements",
      "verso": "Témoignage canonique sur la violence extrême. Benjamin théorise en image (l'ange) ce que Levi vit empiriquement. Vers Adorno (« écrire un poème après Auschwitz »), Agamben (le « musulman », le témoin impossible), Wieviorka (L'Ère du témoin), Lanzmann (Shoah). Les Naufragés et les rescapés (la zone grise).",
      "tags": ["Benjamin", "Agamben", "Wieviorka"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Kafka — La Métamorphose",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "these",
      "recto": "Kafka, La Métamorphose : thèse centrale",
      "verso": "Gregor Samsa se réveille métamorphosé en insecte, sans cause ni explication : le fait brut, refus du fantastique (rationaliser) et de l'allégorie (déchiffrer). La déshumanisation se fait par le regard d'autrui (Gregor reste humain intérieurement). La réification du travailleur était déjà là : la métamorphose corporelle révèle la métamorphose sociale antérieure.",
      "tags": ["métamorphose", "déshumanisation", "réification"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Kafka — La Métamorphose",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "citation",
      "recto": "Kafka, La Métamorphose : citation clé",
      "verso": "« Lorsque, un matin, Gregor Samsa se réveilla de rêves agités, il se trouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte. » — « Ce n'était pas un rêve. »",
      "tags": ["citation", "incipit"]
    },
    {
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      "categorie": "texte",
      "theme": "Kafka — La Métamorphose",
      "domaine": "Partie II — Corpus",
      "type": "prolongement",
      "recto": "Kafka, La Métamorphose : prolongements",
      "verso": "Image du basculement de l'humain dans l'inhumain. Gregor incarne l'animal laborans d'Arendt (l'humain réduit à sa fonction de travail). Vers Camus (l'absurde), Beckett (les corps réduits), Foucault (la déshumanisation institutionnelle), Agamben (la vie nue). Lectures : Benjamin, Adorno, Deleuze-Guattari (pour une littérature mineure).",
      "tags": ["Arendt", "Camus", "Agamben"]
    },
    {
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      "theme": "S1 — L'art de la parole",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "probleme",
      "recto": "S1 : Comment la parole agit-elle sur autrui ?",
      "verso": "Problème : pourquoi une simple suite de mots peut-elle faire pleurer, élire, condamner ? L'efficacité d'un discours ne se réduit jamais à la vérité de ce qu'il dit. Parcours : naissance à Athènes (sophistes vs philosophes), les trois preuves d'Aristote (ethos, pathos, logos), la fable comme laboratoire (La Fontaine), l'objection platonicienne (Gorgias), le cynisme de Dom Juan.",
      "tags": ["rhétorique", "Aristote", "Platon"]
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      "theme": "S1 — L'art de la parole",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "jalon",
      "recto": "S1 : jalons et auteurs",
      "verso": "Aristote (Rhétorique : ethos/pathos/logos, trois genres : judiciaire/délibératif/épidictique) — La Fontaine (Les Animaux malades de la peste : la rhétorique au service du pouvoir) — Platon (Gorgias : la rhétorique est à la justice ce que la cuisine est à la médecine, flatterie) — Pascal (convaincre/persuader) — Molière (Dom Juan : la parole déliée de toute vérité). Prolongements : spin doctors, post-vérité, Perelman, Habermas.",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
    },
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      "theme": "S1 — L'art de la parole",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "sujet",
      "recto": "S1 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. La maîtrise de la parole donne-t-elle tous les pouvoirs ? — 2. L'éloquence est-elle ennemie de la vérité ? — 3. (Explication) Le discours du Renard dans Les Animaux malades de la peste et les trois moyens rhétoriques d'Aristote.",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
    },
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      "theme": "S2 — L'autorité de la parole",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "probleme",
      "recto": "S2 : Sur quoi se fonde le pouvoir de celui qui parle ?",
      "verso": "Problème : pourquoi la même phrase est-elle écoutée ou méprisée selon qui la prononce ? La parole agit par l'autorité qui la porte, non seulement par sa technique. Deux traditions : l'autorité comme vertu construite (Cicéron, Quintilien : le vir bonus dicendi peritus) vs l'autorité comme fiction sociale (Pascal, La Boétie).",
      "tags": ["autorité", "pouvoir", "obéissance"]
    },
    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S2 — L'autorité de la parole",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "jalon",
      "recto": "S2 : jalons et auteurs",
      "verso": "Cicéron/Quintilien (l'orateur, homme de bien habile à parler) — Pascal (Pensées : les robes rouges des magistrats, l'autorité comme appareil/imagination, duperie) — La Boétie (servitude volontaire : le tyran n'a que le pouvoir qu'on lui donne) — Bossuet (éloquence sacrée, autorité empruntée à Dieu) — Arendt (autorité ≠ force ≠ pouvoir ≠ persuasion ; crise de l'autorité).",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
    },
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S2 — L'autorité de la parole",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "sujet",
      "recto": "S2 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. L'autorité d'une parole tient-elle à celui qui la dit ou à ce qu'elle dit ? — 2. Obéir, est-ce nécessairement renoncer à penser ? — 3. (Explication) Pascal, le fragment des magistrats : le mécanisme caché de toute autorité humaine.",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
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      "theme": "S3 — Les séductions de la parole",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "probleme",
      "recto": "S3 : Pourquoi aimons-nous être trompés par les discours ?",
      "verso": "Problème : la séduction (seducere = conduire à l'écart) fonctionne avec nous, par un consentement secret. Le plus troublant n'est pas que la séduction réussisse mais que nous y consentions. La complicité de l'auditeur (Spinoza : les hommes combattent pour leur servitude). Distinguer la mauvaise séduction (faire passer le faux pour vrai) de la bonne (faire passer le vrai pour aimable).",
      "tags": ["séduction", "flatterie", "complicité"]
    },
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S3 — Les séductions de la parole",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "jalon",
      "recto": "S3 : jalons et auteurs",
      "verso": "Platon (Gorgias : la flatterie, kolakeia ; mieux vaut subir l'injustice que la commettre) — Spinoza (les hommes se battent pour leur servitude) — La Fontaine (« et flatteurs d'applaudir ») — Molière (Dom Juan : Charlotte/Mathurine, la tirade de l'hypocrisie) — Pascal (sans agrément, pas d'effet) — Aristote (la mimêsis). Prolongements : publicité, storytelling, économie de l'attention, deepfakes.",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
    },
    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S3 — Les séductions de la parole",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "sujet",
      "recto": "S3 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. Pourquoi aimons-nous être séduits par les discours ? — 2. La séduction par la parole est-elle nécessairement une tromperie ? — 3. (Explication) Dom Juan V, 2, la tirade de l'hypocrisie comme séduction portée à l'extrême.",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
    },
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S4 — Découverte du monde",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "probleme",
      "recto": "S4 : L'autre est-il mon semblable ?",
      "verso": "Problème : le choc colonial de 1492 force l'Europe à se penser comme une culture parmi d'autres. Le monde est-il le même pour tous ou y a-t-il plusieurs mondes humains irréductibles ? Le voyage le plus profond n'est pas géographique : c'est celui qui change le regard sur soi. Naissance de l'anthropologie et de la décentration.",
      "tags": ["altérité", "ethnocentrisme", "décentration"]
    },
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      "theme": "S4 — Découverte du monde",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "jalon",
      "recto": "S4 : jalons et auteurs",
      "verso": "Contexte : 1492, controverse de Valladolid (Sépulveda vs Las Casas). Montaigne (Des cannibales : « chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage », le renversement du regard) — Cyrano (la Lune : l'humain classé comme animal, tout critère d'humanité est culturel) — Voltaire (Eldorado : l'utopie-miroir). Lévi-Strauss (Race et histoire, regard éloigné), Descola (les ontologies).",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
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      "theme": "S4 — Découverte du monde",
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      "type": "sujet",
      "recto": "S4 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. Peut-on juger une culture autre que la sienne ? — 2. L'étranger est-il celui que je ne comprends pas, ou celui qui me fait comprendre que je ne me comprenais pas moi-même ? — 3. (Explication) Montaigne, « chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ».",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
    },
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      "theme": "S5 — Décrire, figurer, imaginer",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "probleme",
      "recto": "S5 : Comment saisir le réel ?",
      "verso": "Problème : comment l'inconnu, l'invisible, le possible deviennent-ils accessibles à la pensée ? Par la description (on perçoit), la figuration (on représente), l'imagination (on invente). Au cœur : la réhabilitation de l'imagination, longtemps suspecte (Platon, Descartes, Pascal), qui devient au XVIIIe siècle un instrument de connaissance — l'expérience de pensée.",
      "tags": ["imagination", "fiction", "connaissance"]
    },
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S5 — Décrire, figurer, imaginer",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "jalon",
      "recto": "S5 : jalons et auteurs",
      "verso": "Diderot (Lettre sur les aveugles : le problème de Molyneux, nos idées dépendent du corps) — Voltaire (Candide : le conte comme machine à détruire l'optimisme leibnizien) — Cyrano (la fiction comme laboratoire scientifique). Soupçon classique (Platon, Descartes, Pascal : l'imagination maîtresse d'erreur) puis réhabilitation (empirisme, Kant, l'expérience de pensée d'Einstein).",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
    },
    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S5 — Décrire, figurer, imaginer",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "sujet",
      "recto": "S5 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. L'imagination nous éloigne-t-elle du réel ? — 2. Peut-on connaître par la fiction ? — 3. (Explication) Diderot, Saunderson refusant l'argument théologique tiré du ciel étoilé : la dépendance de nos idées à l'égard des sens.",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
    },
    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S6 — L'homme et l'animal",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "probleme",
      "recto": "S6 : Sommes-nous des animaux comme les autres ?",
      "verso": "Problème : la frontière humain/animal est à la fois la plus solide (notre civilisation y repose) et la plus tremblante (où commence l'humain ?). Si les animaux sont des machines, on peut en disposer ; s'ils pensent et souffrent, notre rapport à eux devient une question morale brutale. « What is it like to be a bat ? » (Nagel).",
      "tags": ["animalité", "frontière", "morale"]
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    {
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      "theme": "S6 — L'homme et l'animal",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "jalon",
      "recto": "S6 : jalons et auteurs",
      "verso": "Descartes (Discours V : l'animal-machine, critères du langage et de la raison universelle) — La Fontaine (Discours à Mme de la Sablière : réfutation poétique, le cerf rusé) — éthologie contemporaine (Lorenz, de Waal : la frontière comme gradient) — Bentham/Singer (« peuvent-ils souffrir ? », spécisme) — Regan (droits des animaux). Morin (l'unidualité).",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
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    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S6 — L'homme et l'animal",
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      "type": "sujet",
      "recto": "S6 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. L'homme est-il un animal comme les autres ? — 2. Avons-nous des devoirs envers les animaux ? — 3. (Explication) Descartes, Discours de la méthode V : les animaux n'ont ni langage ni raison universelle ; pertinence face à l'éthologie contemporaine.",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S7 — Éducation, transmission, émancipation",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "probleme",
      "recto": "S7 : L'éducation nous rend-elle libres ?",
      "verso": "Problème : on ne naît pas humain, on le devient — mais comment ? L'éducation révèle-t-elle ce que nous sommes déjà, ou nous fabrique-t-elle ? Si elle nous fabrique, ma liberté est en jeu. Rousseau, grand penseur : théoriquement (Émile, l'éducation idéale) et autobiographiquement (Confessions, comment il est devenu lui-même).",
      "tags": ["éducation", "liberté", "Rousseau"]
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S7 — Éducation, transmission, émancipation",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "jalon",
      "recto": "S7 : jalons et auteurs",
      "verso": "Découverte de l'enfance (Ariès). Rousseau (Émile : « tout dégénère entre les mains de l'homme », éducation négative, leçon des choses, amour de soi vs amour-propre) — Rousseau (Confessions : le peigne cassé, l'autobiographie comme auto-formation). Postérité : Montessori, Dewey, Freinet (pédagogies actives), Ricoeur (identité narrative), droits de l'enfant.",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
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      "theme": "S7 — Éducation, transmission, émancipation",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "sujet",
      "recto": "S7 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. L'éducation nous libère-t-elle, ou nous façonne-t-elle ? — 2. Est-on responsable de ce que l'on est devenu ? — 3. (Explication) Rousseau, Confessions, l'épisode du peigne cassé : le rôle des événements de jeunesse dans la formation du caractère.",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
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      "theme": "S8 — Les expressions de la sensibilité",
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      "type": "probleme",
      "recto": "S8 : Comment dire ce que l'on ressent ?",
      "verso": "Problème : le langage ordinaire aplatit ce que nous éprouvons (« triste » couvre des dizaines d'états). Peut-on connaître par la sensibilité, ou nous trompe-t-elle ? Renversement moderne : contre la tradition rationaliste (Platon, Descartes, stoïciens), la phénoménologie et la poésie montrent que ressentir, c'est connaître.",
      "tags": ["sensibilité", "émotion", "perception"]
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S8 — Les expressions de la sensibilité",
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      "recto": "S8 : jalons et auteurs",
      "verso": "Le mépris classique des sens (Platon, stoïciens, Descartes, Pascal) puis réhabilitation (empirisme, romantisme). Merleau-Ponty (Phénoménologie de la perception : le corps propre, contre le dualisme, la perception est connaissance) — Baudelaire (Les Fleurs du mal : tirer l'or de la boue, les correspondances, le sublime moderne urbain) — Rimbaud (le dérèglement de tous les sens, « Je est un autre »). Damasio (les émotions et la raison).",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
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    {
      "id": "sequence-s8-sujet",
      "categorie": "sequence",
      "theme": "S8 — Les expressions de la sensibilité",
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      "type": "sujet",
      "recto": "S8 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. La sensibilité nous trompe-t-elle ou nous éclaire-t-elle ? — 2. Peut-on dire ce que l'on ressent ? — 3. (Explication) Rimbaud, lettre du voyant : « un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens ».",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
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    {
      "id": "sequence-s9-probleme",
      "categorie": "sequence",
      "theme": "S9 — Les métamorphoses du moi",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "probleme",
      "recto": "S9 : Le « moi » change-t-il avec le temps ?",
      "verso": "Problème : suis-je la même personne que l'enfant de cinq ans sur la photo, alors qu'aucune de ses cellules, de ses croyances, de ses peurs ne subsiste ? Qu'est-ce qui demeure sous l'écoulement ? Le problème de l'identité personnelle. Reconnaître l'illusion du moi-substance ne le détruit pas : il le transforme en tâche, en récit, en métamorphose.",
      "tags": ["identité", "moi", "temps"]
    },
    {
      "id": "sequence-s9-jalon",
      "categorie": "sequence",
      "theme": "S9 — Les métamorphoses du moi",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "jalon",
      "recto": "S9 : jalons et auteurs",
      "verso": "Réponses classiques : substance (Descartes), conscience-mémoire (Locke), corps. Hume (Traité : le moi-faisceau, la dissolution, la métaphore du théâtre) — Rimbaud (« Je est un autre », l'inconscient avant Freud) — Kant (le « je pense ») — Ricoeur (identité narrative, idem/ipse, la promesse). Couple mémoire/oubli (Nietzsche, Borges-Funes).",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
    },
    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S9 — Les métamorphoses du moi",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "sujet",
      "recto": "S9 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. Suis-je la même personne de la naissance à la mort ? — 2. Faut-il chercher à rester soi-même ? — 3. (Explication) Hume : « je ne saisis jamais le moi sans une perception », la critique du moi-substance.",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
    },
    {
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      "theme": "S10 — Création, continuités et ruptures",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "probleme",
      "recto": "S10 : La création n'est-elle qu'une illusion ?",
      "verso": "Problème : qu'est-ce que créer ? Y a-t-il une création véritable, ou toute œuvre n'est-elle que recombinaison de l'existant ? Et que se passe-t-il quand le créateur dépasse la mesure (CRISPR, IA) ? Le mythe de Prométhée : créer, c'est risquer. Entre enthousiasme et effroi prométhéens.",
      "tags": ["création", "technique", "Prométhée"]
    },
    {
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      "theme": "S10 — Création, continuités et ruptures",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
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      "recto": "S10 : jalons et auteurs",
      "verso": "Bergson (L'Évolution créatrice : l'élan vital, la durée créatrice, la nouveauté irréductible) — Nietzsche (Zarathoustra : la mort de Dieu, créer des valeurs nouvelles, le marteau, le surhomme) — Mary Shelley (Frankenstein : la création qui dépasse son créateur, l'irresponsabilité). Posthumain/transhumanisme (Kurzweil, Bostrom) et ses critiques.",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
    },
    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S10 — Création, continuités et ruptures",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "sujet",
      "recto": "S10 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. Faut-il du talent ou du travail pour créer ? — 2. Le progrès technique menace-t-il l'humanité ? — 3. (Explication) Frankenstein, la créature à Victor : « je devrais être ton Adam ; mais je suis plutôt l'ange déchu », la responsabilité du créateur.",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
    },
    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S11 — Histoire et violence",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "probleme",
      "recto": "S11 : L'histoire est-elle condamnée à la violence ?",
      "verso": "Problème : après les catastrophes du XXe siècle (guerres mondiales, totalitarismes, Shoah), l'idée d'un progrès rationnel de l'histoire devient obscène (Adorno : écrire un poème après Auschwitz ?). Comment penser une histoire qui contient des ruptures abominables ? Et comment témoigner pour que cela ne se répète pas ?",
      "tags": ["histoire", "violence", "témoignage"]
    },
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      "theme": "S11 — Histoire et violence",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
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      "recto": "S11 : jalons et auteurs",
      "verso": "L'optimisme historique (Hegel, Marx, positivisme) ruiné par 1914-1945. Walter Benjamin (Sur le concept d'histoire : l'Ange/Angelus Novus, la catastrophe unique, « tout document de culture est un document de barbarie », sauver les vaincus) — Primo Levi (Si c'est un homme : la déshumanisation systématique, l'écriture comme survie). Agamben (le témoin), couple violence/loi (Hobbes, Weber, Benjamin).",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
    },
    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S11 — Histoire et violence",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "sujet",
      "recto": "S11 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. L'histoire est-elle le tribunal du monde ? — 2. Pourquoi témoigner de l'indicible ? — 3. (Explication) Benjamin, l'ange de l'histoire : « une seule et unique catastrophe », le renversement de l'idée de progrès.",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
    },
    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S12 — L'humain et ses limites",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "probleme",
      "recto": "S12 : Jusqu'où pouvons-nous repousser nos limites ?",
      "verso": "Problème : que devient l'humain quand les techniques (IA, génie génétique, conquête spatiale) le mettent en mesure de se dépasser ? Devons-nous accepter nos limites biologiques (maladie, vieillissement, mortalité) comme constitutives, ou avons-nous le devoir de nous augmenter jusqu'au posthumain ? Qu'est-ce qui, en l'homme, mérite d'être préservé ?",
      "tags": ["limites", "posthumain", "condition humaine"]
    },
    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S12 — L'humain et ses limites",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "jalon",
      "recto": "S12 : jalons et auteurs",
      "verso": "Nietzsche (le surhomme : l'homme est un pont, non un but) — Arendt (Condition de l'homme moderne : Spoutnik, le ressentiment contre la condition humaine, natalité/mortalité/pluralité/terre/monde) — Mary Shelley (Frankenstein : la vengeance des limites transgressées) — Kafka (La Métamorphose : la déshumanisation par le regard d'autrui). Transhumanisme, principe de précaution, éthique du care (Tronto, Laugier), Jonas.",
      "tags": ["jalons", "corpus"]
    },
    {
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      "categorie": "sequence",
      "theme": "S12 — L'humain et ses limites",
      "domaine": "Partie IV — Séquences",
      "type": "sujet",
      "recto": "S12 : sujets de dissertation",
      "verso": "1. Faut-il avoir peur de la technique ? — 2. Est-il de notre devoir d'augmenter l'homme ? — 3. (Explication) Arendt, Condition de l'homme moderne : le désir d'échapper à la Terre, créer la vie en éprouvette, prolonger la vie ; la condition humaine en jeu.",
      "tags": ["sujets", "dissertation"]
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    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Aristote — ethos / pathos / logos",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : les trois preuves rhétoriques (Aristote, Rhétorique I)",
      "verso": "Notions : Langage, Raison, Pouvoir. Schéma (distinction conceptuelle) : P1 si la persuasion dépend de la confiance en l'orateur → ethos. P2 si elle dépend des émotions produites → pathos. P3 si elle dépend des raisons données (vraisemblance) → logos. C : un discours efficace mobilise les trois preuves.",
      "tags": ["rhétorique", "S1", "schéma"]
    },
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Platon — rhétorique = flatterie",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : la rhétorique comme flatterie (Platon, Gorgias)",
      "verso": "Notions : Vérité, Langage, Morale. Schéma (MP + distinction bien réel/bien apparent) : P1 si une pratique vise le plaisir apparent plutôt que le bien réel → flatterie (non technè). P2 la cuisine vise le goût, non la santé → flatterie du corps. P3 la rhétorique vise l'adhésion plaisante, non le juste → flatterie (kolakeia) de l'âme. C : persuader ≠ convaincre.",
      "tags": ["rhétorique", "S1", "schéma"]
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    {
      "id": "capsule-moliere-parole-cynisme",
      "categorie": "capsule",
      "theme": "Molière — parole sans vérité = cynisme",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : la parole déliée de la vérité (Molière, Dom Juan)",
      "verso": "Notions : Langage, Morale, Vérité. Schéma (MP + définition) : P1 si la parole est détachée de l'engagement → elle devient instrument d'effet sur autrui. P2 Dom Juan ajuste ses discours selon la cible et avoue l'hypocrisie comme stratégie. MP : la parole devient pure technique de domination/séduction. C : la rhétorique sans exigence de vérité conduit au cynisme.",
      "tags": ["séduction", "S1", "S3", "schéma"]
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Platon — convaincre vs persuader",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : croyance vs savoir (Platon, Gorgias)",
      "verso": "Notions : Langage, Vérité, Raison. Schéma (MP) : P1 si un discours donne des raisons qui contraignent l'esprit (preuve) → il produit du savoir. P2 si un discours vise l'adhésion sans preuve → il produit une croyance. P3 la rhétorique vise l'adhésion d'un public ignorant. MP : la rhétorique produit une croyance, non un savoir. C : persuader = faire croire ; convaincre = faire savoir.",
      "tags": ["rhétorique", "S1", "schéma"]
    },
    {
      "id": "capsule-lafontaine-jugement-biaise",
      "categorie": "capsule",
      "theme": "La Fontaine — puissance/misère : jugement biaisé",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : le jugement suit le pouvoir (La Fontaine, Les Animaux malades de la peste)",
      "verso": "Notions : Langage, Justice, Pouvoir. Schéma (MP + principe de biais) : P1 si le jugement dépend du statut social → la faute n'est pas évaluée selon le juste mais selon le pouvoir. P2 les fautes du Lion sont disculpées, celle de l'Âne condamnée. MP : le jugement suit le pouvoir, non la justice. C : « selon que vous serez puissant ou misérable... » la parole judiciaire est un rapport de force.",
      "tags": ["justice", "S1", "schéma"]
    },
    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Imagination — connaître par la fiction",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : l'expérience de pensée (Lumières : Diderot/Voltaire/Cyrano)",
      "verso": "Notions : Imagination, Vérité, Raison. Schéma (conditionnel) : P1 si une situation est impossible à observer directement → on peut la tester par une expérience de pensée. P2 expérience de pensée = supposer un cas et en déduire les conséquences. C1 l'imagination produit une connaissance (du possible, de nos concepts). P3 si une fiction rend une thèse absurde dans un cas-limite → elle est outil critique. C2 l'imagination est instrument de critique et d'invention.",
      "tags": ["imagination", "S5", "schéma"]
    },
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      "id": "capsule-nature-culture-ethnocentrisme",
      "categorie": "capsule",
      "theme": "Nature / culture — ne pas prendre sa culture pour la nature",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : le critère d'universalité (S4, anthropologie)",
      "verso": "Notions : Nature, Culture, Humanité. Schéma (critère d'universalité) : P1 si un trait se retrouve dans toutes les cultures connues → il relève (en partie) de la nature. P2 si un trait varie fortement selon les cultures → il relève de la culture. P3 beaucoup de traits crus « naturels » varient (mariage, alimentation, pudeur, rites). C : distinguer nature/culture pour éviter l'ethnocentrisme.",
      "tags": ["nature/culture", "S4", "schéma"]
    },
    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Bentham — « peuvent-ils souffrir ? »",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : le critère moral de la souffrance (Bentham)",
      "verso": "Notions : Morale, Animal, Justice. Schéma (MP + principe moral minimal) : P1 si un être peut souffrir → sa souffrance compte moralement. P2 les animaux peuvent souffrir. MP : la souffrance animale compte moralement. C : le critère pertinent n'est pas « raisonner/parler » mais « souffrir » (déplacement du débat).",
      "tags": ["animal", "S6", "schéma"]
    },
    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Montaigne — barbarie : ethnocentrisme",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : « chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage » (Montaigne, Des cannibales)",
      "verso": "Notions : Culture, Vérité, Morale. Schéma (MP + définition) : P1 si je prends mes usages pour critère du vrai et du bien → je juge barbare ce qui diffère. P2 nous n'avons souvent d'autre mire que les usages de notre pays. MP : nous appelons barbarie ce qui n'est pas de notre usage (ethnocentrisme). P3 la comparaison symétrique révèle notre propre barbarie (tortures). C : la rencontre de l'Autre doit renverser le regard.",
      "tags": ["altérité", "S4", "schéma"]
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    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Descartes — animal-machine",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : les animaux-machines (Descartes, Discours V)",
      "verso": "Notions : Nature, Conscience, Animal. Schéma (MP + critère) : P1 si un être pense → il peut produire un langage libre (signes nouveaux/situations nouvelles). P2 les animaux n'ont pas de langage libre (cris = mécanisme). MP : les animaux ne pensent pas. P3 une machine excelle dans une tâche mais n'est pas universelle. P4 les animaux semblent spécialisés. C : l'animal est une machine complexe ; seule l'humanité a raison/âme.",
      "tags": ["animal", "S6", "schéma"]
    },
    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Diderot — l'aveugle (Molyneux)",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : nos idées dépendent des sens (Diderot, Lettre sur les aveugles)",
      "verso": "Notions : Connaissance, Raison, Imagination. Schéma (MP + distinction vue/toucher) : P1 si une idée vient d'un sens → changer de sens change l'accès aux idées. P2 un aveugle-né forme les idées de cube/sphère par le toucher. C1 retrouver la vue ne donne pas immédiatement les mêmes idées (apprentissage). P3 nos croyances (même métaphysiques) dépendent du corps. C2 l'imagination (se mettre au point de vue de l'aveugle) est un outil critique.",
      "tags": ["imagination", "S5", "schéma"]
    },
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Rousseau — éducation négative",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : préserver la nature (Rousseau, Émile)",
      "verso": "Notions : Éducation, Liberté, Nature. Schéma (MP + distinction nature/corruption) : P1 si l'enfant est bon par nature et que la société corrompt → éduquer = d'abord protéger. P2 « tout est bien sortant des mains de la nature, tout dégénère entre les mains de l'homme ». MP : la première éducation doit être négative. P3 apprendre par les conséquences réelles (leçon des choses) rend autonome. C : l'éducation rend libre quand elle organise l'expérience plutôt que l'obéissance aux mots.",
      "tags": ["éducation", "S7", "schéma"]
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Rimbaud — dérèglement raisonné des sens",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : se faire voyant (Rimbaud, Lettres du voyant)",
      "verso": "Notions : Sensibilité, Imagination, Art. Schéma (MP + moyen/fin) : P1 si l'on veut accéder à des perceptions inédites → il faut dérégler les habitudes sensibles. P2 le poète vise une connaissance (« voir ») inaccessible à la perception ordinaire. MP : il doit provoquer un dérèglement des sens. P3 si ce dérèglement est raisonné → il est méthode, non folie. C : le poète se fait voyant pour extraire une quintessence.",
      "tags": ["sensibilité", "S8", "schéma"]
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Hume — pas de moi substantiel",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : le moi-faisceau (Hume, Traité de la nature humaine)",
      "verso": "Notions : Soi, Conscience, Temps. Schéma (argument par inspection) : P1 si le moi est une substance donnée dans l'expérience → je dois pouvoir le saisir en moi-même. P2 en introspectant, je ne rencontre que des perceptions, jamais un moi séparé. MT (sur P1) : le moi-substance n'est pas donné. C : « moi » = faisceau/flux de perceptions ; l'identité est une construction (habitude, imagination).",
      "tags": ["identité", "S9", "schéma"]
    },
    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Ricoeur — identité narrative",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : rester soi en changeant (Ricoeur, idem/ipse)",
      "verso": "Notions : Soi, Temps, Langage. Schéma (distinction idem/ipse) : P1 si je change (corps, goûts) → l'identité-idem (permanence) peut varier. P2 si je tiens une promesse → l'identité-ipse (être soi) traverse le temps. C1 on peut rester soi sans être identique. P3 si je relie mes états par récit → je construis une continuité. C2 l'identité personnelle est en partie narrative : se maintenir = se raconter (et se reconfigurer).",
      "tags": ["identité", "S9", "schéma"]
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    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Rousseau — amour de soi vs amour-propre",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : amour de soi / amour-propre (Rousseau, Émile)",
      "verso": "Notions : Soi, Morale, Société. Schéma (distinction conceptuelle) : P1 l'amour de soi vise la conservation et le bien-être (naturel). P2 l'amour-propre vise le paraître et la supériorité (social, comparatif). C1 amour de soi ≠ amour-propre. P3 si l'amour-propre naît de la comparaison sociale → l'éducation peut l'exciter ou le limiter. C2 l'éducation rend plus libre quand elle préserve l'amour de soi et évite la tyrannie de la comparaison.",
      "tags": ["éducation", "S7", "schéma"]
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    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Merleau-Ponty — percevoir, c'est déjà comprendre",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : le corps propre (Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception)",
      "verso": "Notions : Sensibilité, Connaissance, Corps. Schéma (MP + critique du dualisme) : P1 si la perception donne immédiatement des « choses » → elle n'est pas une simple sensation brute. P2 en expérience, je vois directement « une tasse », « un visage », « un danger » (pas des taches). MP : percevoir est déjà une forme de compréhension. P3 si je suis un corps propre → la sensibilité est un mode d'accès au monde. C : ressentir/percevoir n'est pas l'opposé de connaître : c'est une voie de connaissance incarnée.",
      "tags": ["sensibilité", "S8", "schéma"]
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    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Baudelaire — dire l'affect par images",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : le Spleen (Baudelaire, Les Fleurs du mal)",
      "verso": "Notions : Sensibilité, Langage, Art. Schéma (si le langage abstrait aplatit l'affect → il faut une langue figurée) : P1 si les mots ordinaires (« triste », « ennui ») sont trop généraux → ils ne rendent pas l'expérience singulière. P2 le spleen est une expérience singulière et dense. C1 il faut un autre langage pour le dire. P3 les images/rythmes (ciel « bas et lourd », « couvercle ») font éprouver l'affect au lecteur. C2 la poésie dit la sensibilité en la faisant sentir (connaissance par forme).",
      "tags": ["sensibilité", "S8", "schéma"]
    },
    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Nietzsche — créer des valeurs",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : créer, c'est valuer (Nietzsche, Zarathoustra)",
      "verso": "Notions : Création, Valeur, Morale. Schéma (MP + condition post-« mort de Dieu ») : P1 si les valeurs ne sont plus garanties par un absolu (Dieu/tradition) → elles doivent être créées. P2 « Dieu est mort » = effondrement du fondement des valeurs héritées. MP : l'humain doit créer des valeurs nouvelles. C : créer = donner sens (valuer) au lieu de recevoir (sortir du nihilisme).",
      "tags": ["création", "S10", "schéma"]
    },
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Bergson — la vie comme création (élan vital)",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : l'élan vital (Bergson, L'Évolution créatrice)",
      "verso": "Notions : Création, Temps, Nature. Schéma (MP + définition de la création comme nouveauté irréductible) : P1 si le temps est durée (flux) et que la durée produit du nouveau → la vie est création. P2 le vivant se déploie dans une durée où l'avenir n'est pas prédictible comme simple répétition. MP : l'évolution comporte de la nouveauté créatrice. C : la vie n'est pas simple recombinaison mécanique : elle invente (élan vital).",
      "tags": ["création", "S10", "schéma"]
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    {
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      "categorie": "capsule",
      "theme": "Mary Shelley — créer engage une responsabilité",
      "domaine": "Capsules d'arguments",
      "type": "argument",
      "recto": "Capsule : la responsabilité du créateur (Mary Shelley, Frankenstein)",
      "verso": "Notions : Technique, Création, Responsabilité. Schéma (MP + imputabilité : si je cause, j'assume) : P1 si je crée un être/artefact capable d'effets → je suis responsable des conséquences prévisibles. P2 Victor crée la créature puis l'abandonne (sans soin ni éducation). MP : Victor est moralement cause du désastre. C : possibilité technique ≠ légitimité ; créer sans assumer = faute (hybris).",
      "tags": ["création", "S10", "S12", "schéma"]
    }
  ]
}

QCM HLP — 12 entrées du programme

Vrai / Faux HLP — 12 entrées du programme