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📍 Lien avec la séance d'avant :
Après avoir découvert en introduction générale que philosopher consiste à "oser penser par soi-même" (Kant), nous entamons notre premier questionnement philosophique concret : qu'est-ce que cette conscience qui nous permet de penser ? Cette séance applique directement la démarche kantienne en interrogeant la nature de la conscience face aux explications scientifiques contemporaines. Nous mettons en pratique les outils méthodologiques vus précédemment (analyse, problématisation, argumentation) sur cette question fondamentale : suis-je réductible à mon cerveau ?
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| Phase | Durée | Activité | Modalité |
|---|---|---|---|
| Amorce | 10 min | Question-choc + cas neuropsychologiques | Collectif oral |
| Textes fondateurs | 25 min | Analyse comparative Descartes/Husserl | Groupes puis mise en commun |
| Enjeux contemporains | 15 min | Débat philosophie/neurosciences | Collectif argumenté |
| Synthèse | 10 min | Bilan conceptuel + repères | Magistral |
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| Critère | Insuffisant | Fragile | Satisfaisant | Très bien |
|---|---|---|---|---|
| Compréhension des textes | Contresens majeurs | Compréhension partielle | Sens général saisi | Analyse fine |
| Maîtrise des concepts | Confusions | Quelques approximations | Concepts bien utilisés | Distinctions précises |
| Capacité d'argumentation | Arguments inconsistants | Quelques arguments | Argumentation suivie | Argumentation rigoureuse |
| Esprit critique | Aucune distance | Peu de recul | Questionnement présent | Analyse nuancée |
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Dissertation courte (1 page) : "La conscience peut-elle être étudiée scientifiquement ?"
Consignes : Mobiliser les concepts vus en cours, confronter les approches philosophiques et scientifiques.
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🔄 Synthèse de cette séance :
Grâce aux textes de Descartes et Husserl, nous avons établi que la conscience ne peut être réduite au cerveau : le cogito cartésien révèle une substance pensante irréductible à la matière, tandis que l'intentionnalité husserlienne montre que la conscience est toujours "conscience de quelque chose", structure qui dépasse la simple activité neuronale. La conscience apparaît donc comme une réalité sui generis, autonome par rapport au corps.
➡️ Questions de transition :
Mais si la conscience est bien cette réalité spécifique et irréductible, comment expliquer qu'elle semble pouvoir "disparaître" dans certaines circonstances ? Que se passe-t-il lors de l'anesthésie générale, du coma profond ou du sommeil sans rêves ? La conscience s'éteint-elle véritablement ou ne fait-elle que changer de modalité d'existence ? Et si nous ne perdons jamais totalement conscience, quels sont alors les différents degrés ou niveaux de cette vie consciente ? Ces interrogations nous amènent naturellement à nous demander : "Peut-on véritablement perdre conscience ?"
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Nous commençons l’année avec la première question Kantienne, la première question philosophique dans l’ordre de la connaissance : que puis-je savoir ? Cette question vise indirectement la question anthropologique (qu’est-ce que l’homme ?) il faut donc la relier, atteindre l’universel. Pour faire cela nous allons utiliser une des deux méthodes de la philosophie : la division.
Partons du particulier : par exemple, voilà une chaise, cette chaise. Cette chaise précise, singulière, a des pieds, un dossier, un fessier, une couleur, une matière, une taille. Est-ce que toutes ces propriétés se valent ? Est-ce qu’elles sont toutes essentielles à la chaise ? Si j’arrive à trier les propriétés, à enlever les propriétés accidentelles, je vais pouvoir accéder à une définition essentielle de la chose, un savoir véritable, et donc à la question “que puis-je savoir” je peux répondre pour l’instant : absolument tout si j’arrive à une connaissance de l’essence des choses, des propriétés essentielles des choses.