La 💕 Séance 11 : “Pourquoi l’amour a-t-il besoin de rhétorique ?” (4h) a révélé que même les sentiments les plus intimes et personnels semblent avoir besoin d'artifices expressifs pour se révéler pleinement. Nous abordons maintenant l'art qui porte ce paradoxe à son comble : le théâtre. Si l'amour authentique emprunte des formes codifiées pour s'exprimer, que dire du théâtre qui assume délibérément la fiction pour prétendre révéler des vérités sur la condition humaine ?
La fiction théâtrale nous trompe-t-elle ou nous éclaire-t-elle sur la réalité ? Comment la représentation dramatique peut-elle révéler des vérités inaccessibles au discours direct ? Le plaisir esthétique est-il compatible avec l’instruction morale ?
Le théâtre condense de manière exemplaire toutes les ambiguïtés de la parole séductrice. Il ment délibérément (par la fiction) pour dire vrai (sur la condition humaine).
Cette conception aristotélicienne s’oppose diamétralement à la méfiance platonicienne envers la mimesis. Le débat sur la fonction cognitive de l’art traverse toute l’esthétique occidentale et trouve un écho contemporain dans les théories de la réception.
Analyse dramaturgique, étude de la fonction cathartique