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Objectif : faire sentir immédiatement la différence entre croire et savoir, puis faire apparaître le besoin d’un critère du savoir (entrée vers le doute méthodique).
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Consigne : pour chaque histoire, dites qui croit et qui sait — et justifiez en une phrase.
Une nuit d’hiver, dans une petite ville, on retrouve un corps dans un terrain vague difficile d’accès. La victime avait rendez-vous “avec quelqu’un” — personne ne sait avec qui. La pression monte : la presse locale s’en mêle, les proches demandent un coupable, la police est sommée d’aller vite.
En 48 heures, un nom s’impose : M. J., un voisin déjà mal vu , qui cumule les dettes et les disputes. L’autre jour il avait l'air énervé. Une rumeur devient une certitude : « Là, c’est bon, on sait que c’est lui. »
Dans le dossier, tout semble s’additionner… sans jamais être décisif :
Le dossier devient cohérent. Et plus c’est cohérent, plus on a l’impression que c’est “sûr”. Résultat : M. J. est placé en détention provisoire. Sa famille est menacée, son travail perdu. Les journaux titrent déjà “le monstre”.
Mais quelques semaines plus tard, un élément contrôlable tombe. : M. J. ne pouvait pas être sur les lieux. En effet, il n’a tout simplement pas de jambes et à cet effet il ne peut pas aller dans le terrain vague accidenté où a été retrouvé le corps de la victime. L’enquête repart — et l’on comprend que la cohérence avait produit une conviction collective, pas un savoir.
C’est la fin de la récréation. En entrant, tu remarques que l’horloge de la salle indique 10h15. Un élève dit aussitôt :
« Je sais qu’il est 10h15 : je le vois. »
Le professeur consulte son téléphone : il est bien 10h15. L’élève te dit : « C’est une preuve ! »