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Objectif : faire sentir immédiatement la différence entre croire et savoir, puis faire apparaître le besoin d’un critère du savoir (entrée vers le doute méthodique).

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1) Deux mini-cas (qui croit ? qui sait ?)

Consigne : pour chaque histoire, dites qui croit et qui sait — et justifiez en une phrase.

Cas 1

Une nuit d’hiver, dans une petite ville, on retrouve un corps dans un terrain vague difficile d’accès. La victime avait rendez-vous “avec quelqu’un” — personne ne sait avec qui. La pression monte : la presse locale s’en mêle, les proches demandent un coupable, la police est sommée d’aller vite.

En 48 heures, un nom s’impose : M. J., un voisin déjà mal vu , qui cumule les dettes et les disputes. L’autre jour il avait l'air énervé. Une rumeur devient une certitude : « Là, c’est bon, on sait que c’est lui. »

Dans le dossier, tout semble s’additionner… sans jamais être décisif :

Le dossier devient cohérent. Et plus c’est cohérent, plus on a l’impression que c’est “sûr”. Résultat : M. J. est placé en détention provisoire. Sa famille est menacée, son travail perdu. Les journaux titrent déjà “le monstre”.

Mais quelques semaines plus tard, un élément contrôlable tombe. : M. J. ne pouvait pas être sur les lieux. En effet, il n’a tout simplement pas de jambes et à cet effet il ne peut pas aller dans le terrain vague accidenté où a été retrouvé le corps de la victime. L’enquête repart — et l’on comprend que la cohérence avait produit une conviction collective, pas un savoir.

Cas 2

C’est la fin de la récréation. En entrant, tu remarques que l’horloge de la salle indique 10h15. Un élève dit aussitôt :

« Je sais qu’il est 10h15 : je le vois. »

Le professeur consulte son téléphone : il est bien 10h15. L’élève te dit : « C’est une preuve ! »